Lutte contre la drépanocytose en Guinée: l’appel de Keïta Thierno Saliou de l’association des drépanocytaires

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Alpha Oumar Diallohttps://aminata.com
Alpha Oumar Diallo est journaliste de formation. Issu de l'Institut Supérieur de l'Information et de la Communication (ISIC), ce jeune pétri de talents et d'objectivité a travaillé dans de nombreuses rédactions en Guinée et a collaboré avec de médias étrangers. Passionné de l'écriture, il traite régulièrement des sujets d'actualité en toute impartialité et fait des analyses objectives.

En marge de la journée internationale de la lutte contre la drépanocytose en Guinée le samedi 22 juin 2019, Keïta Thierno Saliou drépanocytaire de type SS secrétaire administratif de l’association des drépanocytaires de Guinée a accordé une interview à la rédaction d’Aminata.com. Il a parlé de cette journée, la lutte que son organisation mène dans la lutte contre cette maladie etc.

Nous vous proposons l’intégralité de cette interview.

Aminata.com: la journée mondiale des drépanocytaires a été célébré le samedi 22 juin 2019 en Guinée sous quel thème ?

Keïta Thierno Saliou: Le 19 juin de chaque année est consacré à la lutte contre la drépanocytose. C’est une journée internationale. Nous, en Guinée, on l’a fait en différé sous le thème : sensibilisation sur la drépanocytose.

Quelles sont les actions que  vous avez mené aujourd’hui ?

On commencé par une sensibilisation, ensuite, on a fait une collecte de sang parce que les drépanocytaires ont beaucoup plus besoin du sang. Des personnes malades ont témoigné. Par exemple, moi j’ai témoigné sur les complications que j’ai au niveau des hanches. D’autres ont parlé de leurs difficultés en milieu scolaire. Ensuite, nous avons procédé à une distribution de médicaments aux malades.

Quels sont les messages qui ont été véhiculés au cours de cette sensibilisation ?

Il a été demandé aux uns et aux autres qui veulent se marier de faire de test prénatal. Cela peut beaucoup favoriser la sensibilisation dans la lutte contre cette maladie parce au fur et à mesure les malades augmente, ça complique le combat surtout que le remède n’existe pas. On naît avec la maladie, on grandit avec et on meurt avec.

Quel appel avez-vous à lancer aux malades, à leurs proches et aux autorités notamment celles en charge de la santé ?

Aux malades, je leur demande d’être armés de courage, d’être forts dans la tête. Ils doivent savoir que la drépanocytose n’est pas une fatalité. On peut vivre longtemps avec la maladie mais il faut beaucoup de soins et de suivi. Je dirai aux parents de ne pas se décourager. Il y a beaucoup de dépenses mais il ne faut pas se décourager, un jour il y aura de prise en charge. Au ministère de la santé de faire plus d’efforts en insérant la lutte contre la drépanocytose dans son plan d’action. Cela va favoriser la prise en charge comme dans les autres pays.

Quel est l’apport du ministère de la santé dans la lutte que vous êtes en train de mener ?

Nous sommes en train de finaliser le protocole de partenariat entre le département et notre association. Ils disent que les domaines d’intervention et les objectifs spécifiques peuvent être jumiler pour pouvoir mieux combattre cette maladie.

Comment se manifeste cette maladie ?

La maladie se manifeste par des douleurs au niveau des os, des articulations, il y a le manque de sang. Mais quand même, il n’y a pas de signes pour les porteurs sains. Elle a cinq types. Moi je suis de SS. C’est le type le plus grave parce que c’est difficile de vivre avec pendant plus de trois ans. Il y a des bébés qui meurent très tôt.

Avez-vous une idée sur les statistiques des personnes atteintes?

En Guinée, nous n’avons pas de statistiques mais au niveau mondial, l’organisation mondiale de la santé s’active beaucoup dans la lutte contre cette maladie. Selon elle, chaque année, il y a trois cent mille naissances(drépanocytaires) dans le monde. La plupart se trouve en Afrique uvesaharienne. Si un bébé est dépisté très tôt, le suivi peut être fait à temps pour ne pas qu’il puisse avoir de complications comme nous. Si la maladie n’est pas depisté à temps ce n’est pas facile de lutter contre elle.

Vous venez de dire que vous avez beaucoup plus besoin de sang. Est-ce qu’il y a un partenariat entre votre structure et le centre national de transfusion sanguine ?

C’est vrai, nous les drépanocytaires, nous avons besoin de sang. S’il y a un manque de sang, le corps devient pâle. C’est pourquoi, nous avons cherché à avoir un partenariat avec ce centre pour faciliter la transfusion sanguine des personnes atteintes de la drépanocytose. On peut tomber brusquement malade, et on dit que l’on a besoin du sang. Cela ne pose plus de problème. Il suffit juste de se présenter avec la fiche que le médecin t’a donné pour avoir du sang. Ça c’est acquis avec le centre. C’est gratuit. On peut te donner le sang au drepanosytaire sans qu’il ne vienne avec donneur. Cela concerne tous les drépanocytaires.

Qu’est-ce que vous avez à ajouter pour clôturer cet entretien?

Je commence par remercier Aminata.com qui a pensé à nous, les médecins qui ont toujours le temps pour nous mais aussi nos parents. Je demande à l’État de mieux s’investir pour insérer la lutte contre la drépanocytose dans le plan national sanitaire comme dans les autres pays.

Mamadou Aliou Barry pour Aminata.com

(+224) 622 304 942

 

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