« Il y avait pas des motards qui étaient garés là-bas, les gens ont dit que ça c’est la voiture du PM, il faut partir vers lui », a déclaré un proche du cortège du premier ministre guinéen pour défendre que ce n’est pas ce cortège qui aurait percuté un motard jeudi 7 septembre 2017à la minière, commune de Dixinn.

Une accusation dont les membres du cortège et la cellule de communication du gouvernement n’approuvent pas. Henry Camara, membre du cortège du Premier Ministre, Mamady Youla nous a laissé entendre que c’est dans les environs de 9 heures, vu qu’il y avait de bouchon au niveau de la Mnière, ils ont pris le sens contraire comme d’habitude.

« On a vu des motards qui venaient en toute allure. Donc la flèche était devant, après la flèche, il y a la voiture du PM, après cette voiture, il y a une autre qui vient derrière. Le motard qui a été accidenté nous a vu venir au lieu de s’arrêter, il a continué à vive allure. Il a freiné brusquement, il y avait un motard qui était devant lui, ils se sont heurtés, il est tombé. La flèche du cortège ne lui a même pas touché. Les gardes sont descendus pour l’enlever sur la route pour que nous puissions passer ».

Le poursuivant, il a ajouté qu’en même temps, « il y’avait des motards qui étaient aussi tous garés là-bas qui ont dit ça c’est la voiture du PM ça, il faut partir vers lui. Dire que c’est le cortège du PM qui a cogné le motard, ce n’est pas vrai. On n’a touché aucun motard », a défendu Henry Camara.

Concernant les soins de la victime, un membre de la cellule de communication du gouvernement, Souleymane Camara a indiqué qu’il s’est rendu en personne à l’hôpital Donka, sous l’ordre du Premier Ministre pour voir l’Etat da la victime Amara Kouyaté. Selon lui, il a trouvé que ce dernier avait déjà fait des soins médicaux, qu’il était rentré chez lui et tout va bien pour lui.

Evidemment la victime, Amara Kouyaté est partie à hôpital Donka avec certains de ses proches et il a fait ses premiers soins. Une équipe de la primature était venue sur les lieux pour échanger avec les médecins sur l’Etat de la victime.

Pour savoir comment la prise en charge a été faite, un médecin de l’urgence nous a indiqué au téléphone que les gens de la primature sont juste venus les demander sur l’état du jeune, ils les ont expliqué ce qu’ils ont pu faire et ils sont partis ».

Quand à la famille de la victime, la primature n’a rien fait comme soin. Pourtant c’est-elle qui est à la base de cet accident. Amara Kouyaté est en train de souffrir à la maison. « Il n’ont rien fait pour soigner mon frère. On est parti à l’hôpital, eux ils ont fait ce qu’ils pouvaient faire. Il y a des gens de la fourrière qui sont venus nous trouver là-bas, ils ont pris nos contacts et en photo, après ils sont partis. Après cela, on a appris que les membres de la primature étaient venus, mais peut être ça c’est quand on a quitté l’hôpital. Depuis qu’on est revenu, il ne fait que se plaindre soit disant qu’il a mal partout. Comme on n’a pas les moyens, il est couché à la maison d’abord, en attendant qu’on cherche de l’argent pour acheter ses médicaments. Il a même eu un choc au niveau du cœur. Ses genoux le font mal  », a indiqué sergent Fodé Bangaly Kouyaté, grand frère de la victime avant d’ajouter que cet accident soit commis par le cortège du ministre ou pas, mais de toutes les façons c’est lui qui a provoqué parce qu’il a violé la loi en empruntant le sens contraire de la circulation. « Après l’accident, il n’a même pas pris le temps de s’arrêter pour voir l’accidenter, il a préféré continuer, on dirait que ce n’est pas un être humain qui est tombé ».

Selon notre source d’information, pendant que la victime est inquiète de comment se soigner, les membres de la fourrière sont venus chercher sa moto au commissariat où il l’avait laissé avant de se rendre à l’hôpital. Mais force est de constater que le plus souvent qu’en Guinée quand les autorités mettent main sur l’objet de quelqu’un, il le récupère difficilement sans donner de l’argent. Alors au-delà de ses soins, il se peut que la victime se prépare aussi pour payer de l’argent afin qu’il récupère son engin déjà endommager, malgré la souffrance qu’il subit.
Pour éviter ces genres de circonstance, les autorités devraient chercher à lutter contre certains problèmes dans le pays, comme l’insalubrité, l’embouteillage, l’insécurité etc. au lieu de se servir du pouvoir qu’ils ont aujourd’hui pour violer la loi.

Il est à signaler que ce n’est pas la première fois que le PM empreinte cette voie qui est contraire à la circulation, ce qui est une violation du code de la route. Pourtant dans un pays, les autorités doivent être un exemplaire du respect de la loi.

Ibrahima Sory Barry pour Aminata.com
Tel : +224-654-79-50-63

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