Faire  fléchir  le  gouvernement, c’était  le  cri  de  cœur  des  forces sociales au  début  du  mouvement de  contestation  contre  la  hausse  du  carburant, mais  après  la répression de la semaine  dernière, elles  semblent  avoir  tempéré  leurs  ardeurs  et  même perdu  du  terrain même  si  ce  n’est  pas  l’avis  de  Idrissa  Sampiring  Diallo  de  la  PCUD locale.

« les violences  enregistrées la  semaine dernière ont  emmené  les  leaders du  mouvement à se  retrouver  pour  changer complètement  de  stratégie en  accord  avec  les  leaders  nationaux du  mouvement, il y a des  initiatives qui  sont  envisagés, à partir  de  la  semaine prochaine donc nous  estimons que  l’accalmi  constatée est  liée à un  travail  intellectuel que  les  acteurs  concernés  sont  entrain  de  déployer pour  savoir  comment  mener le  combat ans que  le  sang  ne  se  verse, la  seule  arme aujourd’hui de  l’autorité  ,c’est  la  répression sanglante  ,ça se  répète régulièrement , il  faut  changer de stratégie pour  montrer  à ses  autorités  qu’elles  ont à faire à  des  intellectuels, on  ne  doit  pas  faire  toujours  la  même  chose et  sans  résultat… »

Pendant  ce  temps les engins  saisis ou déposés  à la  justice  pour  avoir  été endommagés  par  les  répresseurs sont  sur le  point d’être restitués  à  leurs  propriétaires  en  attendant la  décision  finale de  payer  les  dommages  ou  pas Elhadj  Lamine  Sangaré  a  confirmé  la  nouvelle :

« c’est  effectif  on  est  à  ce  niveau, cet  accord  est  retardé parce  qu’on  n’a pas  retrouvé  toutes  les  victimes… »

A la  question  de savoir si  le  mouvement  n’a  pas  battu  de  l’aile  les  deux  leaders  ont  partagé la  même  position pour  Sampiring  Diallo de  la  PCUD, il  ya  l’obligation  de  se  soumettre  à la  volonté  des  instances  nationales tandis que  Elhadj  Lamine  Sangaré laisse  entrevoir  le  parfait  amour  entre  forces  sociales.

Toutefois  en attendant les  stratégies nouvelles  annoncées  la  vie a repris  son  cours  normal dans  la  cité  de  Karamoko  Alfa  mo Labé.

                                                                                                                                    Ousmane K. Tounkara

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