Labé : le préfet ordonne le déguerpissement des garages qui occupaient la parcelle du syndicat des enseignants

Des caracasses d'un véhicule incendié lors de la manifestation du 14 octobre à Labé
Des caracasses d'un véhicule incendié lors de la manifestation du 14 octobre à Labé

La parcelle située en contrebas de la justice et à l’intersection du carrefour de l’hôpital et celui de la gare routière de Kouroula avait été octroyée au syndicat des enseignants qui faute de moyens pour y bâtir leur siège avait laissé s’installer des réparateurs d’engins roulants en 2010, depis ils y étaient tranquille jusqu’à jeudi dernier quand une décision préfectorale leur a demandé de quitter les lieux.

Les raisons sont de taille et sont ainsi expliquées par Safioulahi Bah préfet de Labé :

« Parce que nous avons maintenant la possibilité de reconstruire là bas, également la gène qui a été occasionnée par les gaz lacrymogènes, ces feux, ces fumées, ces jets de pierre à l’endroit des malades de l’hôpital… »

Le patron de l’union générale des travailleurs Elhadj Lamine Sangaré trouve la décision normale et explique que seule l’absence de moyens empêcher la mise en valeur de la parcelle jusque là.

A la question de savoir s’il y a eu un préavis, le préfet a expliqué que des syndicalistes ont été commis à aller porter la nouvelle aux garagistes sans préciser quand mais a dit que les préposés devraient avoir libéré l’espace dimanche dernier.

Daouda Barry maitre garagiste estime avoir reçu des gendarmes jeudi de qui ils ont reçu l’ordre de quitter sans savoir où atterrir.

Si la mise en valeur du terrain est bien l’une des cause de ce déguerpissement, personne n’est dupe l’usage des huiles à moteurs changées pour rendre glissante la chaussée en cas d’intervention des forces de l’ordre n’est pas en reste.

Toutefois, il faut reconnaitre que ces garages constituaient une sorte de ride à l’esthétique du centre urbain notamment administratif.

Ousmane K Tounkara