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Labé- Débat autour des dos d’âne de la discorde

La question des ralentisseurs communément désignés sous le nom de dos d’âne refait surface à Labé trois ans après l’érection   de ralentisseurs au niveau du domicile du grand imam de Labé et  de ceux érigés au camp Elhadj Omar  Tall de Labé et qui ont arraché un juron à plus d’un citoyen.

Malgré le bruit que ces ralentisseurs avaient déclenché les autorités administratives n’ont jamais levé le petit doigt.

En tout cas, pas avant qu’excédés par les accidents qui touchent leurs familles à cause de la proximité de la route à leur secteur, les habitants de Labico ne prennent la décision de résoudre par eux même leur problème sans se référer à une quelconque autorité, cet acte a conduit à l‘interpellation de 4 anciens officiers de l’armée et à leur jugement lundi dernier avec à la clé une peine de prison d’un an avec sursis assorti d’un million d’amende et de la destruction des ralentisseurs érigés à leur dépens.

Joint au téléphone le préfet Safioulahi Bah a rappelé que la loi sur la protection du patrimoine routier existe d’où l’interpellation des anciens officiers.

Mais qu’en est-il alors des ralentisseurs du camp une dizaine sur moins de 50 mètres ?

« Ce n’est pas la même chose puisque la route traverse le camp et nulle part au monde une route ne traverse un camp, la route devait contourner…

Il y a des ralentisseurs autorisés et  que les gens de Labico fassent la demande je suis sûr que ça ne sera pas refusé… »

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A la question de savoir quels sont les ralentisseurs autorisés à Labé ? Le préfet a dit :

«  Je vais voir les services compétents pour  pouvoir les identifier… »

Juste après le préfet le maire aussi a été joint au téléphone Mamadou Aliou Laly Diallo a introduit en rappelant que la commune n’a à date aucun projet  de démantèlement des ralentisseurs avant  de préciser que pour certains ralentisseurs notamment ceux de Tata une demande avait été formulée et transmise aux autorités des TP qui sont venus superviser les travaux.

Comme chez le préfet le maire a aussi été outré par le comportement des gens de Labico qui n’en ont tenu qu’à leurs têtes, chose qui les a mis en porte-à- faux avec loi…

Le service technique compétent notamment celui des TP a par le billet du directeur régional Saidou Pita Diallo a apporté les précisions qui manquaient pour reconstituer le puzzle.

Le technicien a expliqué que l’assemblée nationale avait adopté une loi  dans le sens de l’érection des ralentisseur et un décret est venu interdire toute érection de dos d’âne sans les autorités compétentes en l matière.

Maintenant cette affaire de ralentisseurs ressort un fort deux poids deux mesures suscitant des questions :Quels ralentisseurs sont autorisés à Labé ? ceux qui ne le sont pas seront-ils ôtés dans le même délai ? Les autorités auront-elles le  courage de faire ôter les ralentisseurs du camp ? Devant un éventuel refus des autorités militaires qui ne sont pas au dessus de la loi seront-elles traduites en justice ?

Ousmane K. Tounkara

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