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Un dos d'âne à Labé
Le FNDC comptabilise 287 prisonniers dans ses rangs Les guinéens assistent à une descente aux enfers à cause de l’irresponsabilité de leurs dirigeants qui s’illustrent par des prises de décisions aussi hasardeuses que dangereuses pour leurs populations. Pendant que le monde entier s’organise à combattre efficacement la pandémie du COVID-19 à travers la prise de mesures adéquates, les dirigeants guinéens ont préféré organiser un coup d’Etat constitutionnel qui a été la cause principale de l’explosion de la maladie en Guinée. C’est suite à cela que le nombre de malades a dépassé 1500 cas en moins de cinq semaines, faisant de la Guinée le principal foyer du COVID-19 en Afrique de l’ouest. La situation est en passe d’échapper à tout contrôle tant l’amateurisme et l’irresponsabilité des dirigeants guinéens sont de mise, comme en témoignent la multiplication des arrestations arbitraires des leaders et membres du FNDC et leur détention dans des prisons surpeuplées où sont enregistrés plusieurs cas de décès au Coronavirus. A ce jour, on estime à 287 membres du FNDC qui croupissent en prison sur l’ensemble du pays à cause de leur opposition au projet de 3ème mandat en Guinée. C’est donc autant de personnes à risque de contamination auxquels s’ajoutent des milliers de détenus de droit commun. Cette situation est inadmissible dans un contexte de crise sanitaire sans précédent dans le monde. Dès le début de l’épidémie de Coronavirus, les Nations-Unies ont suggéré à tous les pays de libérer les prisonniers de droit commun et les détenus d’opinion pour réduire les risques de propagation de la maladie. Tout récemment, Amnesty International et Human Rights Watch ont lancé le même appel à l’endroit des autorités guinéennes qui malheureusement font la sourde oreille. Le FNDC regrette cette attitude inhumaine et contreproductive du Gouvernement Guinéen qui n’a de cesse de clamer sa volonté de débarrasser la Guinée du COVID-19, sans que rien ne soit fait pour que cela devienne une réalité. Nous demandons la libération sans délai de tous les leaders et membres du FNDC mais également de tous les prisonniers qui ne sont pas coupables de crimes, en attendant que les conditions soient réunies pour qu’ils bénéficient de procès équitables. Ensemble Unis et Solidaires, nous vaincrons.Un dos d'âne à Labé

Labé- Débat autour des dos d’âne de la discorde

La question des ralentisseurs communément désignés sous le nom de dos d’âne refait surface à Labé trois ans après l’érection   de ralentisseurs au niveau du domicile du grand imam de Labé et  de ceux érigés au camp Elhadj Omar  Tall de Labé et qui ont arraché un juron à plus d’un citoyen.

Malgré le bruit que ces ralentisseurs avaient déclenché les autorités administratives n’ont jamais levé le petit doigt.

En tout cas, pas avant qu’excédés par les accidents qui touchent leurs familles à cause de la proximité de la route à leur secteur, les habitants de Labico ne prennent la décision de résoudre par eux même leur problème sans se référer à une quelconque autorité, cet acte a conduit à l‘interpellation de 4 anciens officiers de l’armée et à leur jugement lundi dernier avec à la clé une peine de prison d’un an avec sursis assorti d’un million d’amende et de la destruction des ralentisseurs érigés à leur dépens.

Joint au téléphone le préfet Safioulahi Bah a rappelé que la loi sur la protection du patrimoine routier existe d’où l’interpellation des anciens officiers.

Mais qu’en est-il alors des ralentisseurs du camp une dizaine sur moins de 50 mètres ?

« Ce n’est pas la même chose puisque la route traverse le camp et nulle part au monde une route ne traverse un camp, la route devait contourner…

Il y a des ralentisseurs autorisés et  que les gens de Labico fassent la demande je suis sûr que ça ne sera pas refusé… »

A la question de savoir quels sont les ralentisseurs autorisés à Labé ? Le préfet a dit :

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«  Je vais voir les services compétents pour  pouvoir les identifier… »

Juste après le préfet le maire aussi a été joint au téléphone Mamadou Aliou Laly Diallo a introduit en rappelant que la commune n’a à date aucun projet  de démantèlement des ralentisseurs avant  de préciser que pour certains ralentisseurs notamment ceux de Tata une demande avait été formulée et transmise aux autorités des TP qui sont venus superviser les travaux.

Comme chez le préfet le maire a aussi été outré par le comportement des gens de Labico qui n’en ont tenu qu’à leurs têtes, chose qui les a mis en porte-à- faux avec loi…

Le service technique compétent notamment celui des TP a par le billet du directeur régional Saidou Pita Diallo a apporté les précisions qui manquaient pour reconstituer le puzzle.

Le technicien a expliqué que l’assemblée nationale avait adopté une loi  dans le sens de l’érection des ralentisseur et un décret est venu interdire toute érection de dos d’âne sans les autorités compétentes en l matière.

Maintenant cette affaire de ralentisseurs ressort un fort deux poids deux mesures suscitant des questions :Quels ralentisseurs sont autorisés à Labé ? ceux qui ne le sont pas seront-ils ôtés dans le même délai ? Les autorités auront-elles le  courage de faire ôter les ralentisseurs du camp ? Devant un éventuel refus des autorités militaires qui ne sont pas au dessus de la loi seront-elles traduites en justice ?

Ousmane K. Tounkara

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Apropos Alpha Oumar Diallo

Alpha Oumar Diallo est journaliste de formation. Issu de l'Institut Supérieur de l'Information et de la Communication (ISIC), ce jeune pétri de talents et d'objectivité a travaillé dans de nombreuses rédactions en Guinée et a collaboré avec de médias étrangers. Passionné de l'écriture, il traite régulièrement des sujets d'actualité en toute impartialité et fait des analyses objectives.

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