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Depuis le 26 mars 2016, Dr. Ibrahima Barboza Soumah est à la tête de la préfecture de Coyah. C’est dans son bureau complètement rénova qu’il a reçu votre quotidien en ligne. Au menu de l’entretien, l’insécurité, les infrastructures communautaires (notamment la place des Martyrs), le budget 2017, les réformes engagées, la reconstruction de la mosquée. Lisez.

Etat des lieux et bilan

J’ai trouvé d’abord une population accueillante qui était décidée pour le développement de son terroir natal Coyah et qui était dans l’axe d’accompagner le Président de la République, Pr. Alpha Condé pour la réalisation  de son projet de société. J’ai trouvé sur place que les actions de développement étaient déjà en marche. J’ai trouvé que la construction de la route 2×2 de Kilomètre 36 à Coyah avait démarré. J’ai trouvé beaucoup de chantiers en instance: le pont de franchissement de Kaka qui était aussi en construction, quelques infrastructures scolaires notamment dans les CRD de Wonkifon et de Kouria. Il y avait la reconstruction de la maison des jeunes de Maneah que j’ai démarré et beaucoup d’autres petites actions enclenchées par les collectivités à la base. Au niveau de la préfecture j’ai trouvé une équipe administrative solidaire qui certes avait quelques soucis d’organisation et de leadership.

Quand j’ai pris fonction, nous avons eu plusieurs rencontres pour qu’on harmonise nos visions de la gestion de la chose publique. Le bilan que nous avions obligation de présenter lors de chaque exercice. C’est ce qui a fait mon premier constat en tant qu’autorité de la place j’ai trouvé qu’il manquait un bureau digne de nom d’un préfet de changement. Avec les collègues, les services de recettes et avec les collectivités, les fils résidants et ressortissants en gros les organisations socio-professionnelles de Coyah avons eu à la suite une journée de concertation décidé de changer un peu la physionomie du bloc administratif. J’ai piloté ce projet et au bout de quatre mois nous avons eu à mettre en place le bureau qui nous accueille aujourd’hui sans avoir la prétention qu’il est le meilleur bureau j’avoue que c’est l’un des meilleurs bureaux que dispose l’administration du territoire en Guinée. C’est l’effort conjugué de tout le monde.

Nous avions trouvé aussi un constat que lors des fêtes anniversaires à l’image des autres préfectures qui nous rappellent les œuvres posées par nos devanciers il n’y a pas un lieu où nous pouvons nous retrouver, nous souvenir de ces hommes qui ont tout mis pour que nous soyons ce que nous sommes aujourd’hui: la place des martyrs. J’ai trouvé que ça avait été engagé par mon prédécesseur mais pour de raison financière ça été bloqué. J’ai repris, j’ai dirigé jusqu’au moment où je voulais passer à l’étape finale vous aurez dû apprendre, j’ai été attaqué par des bandits, j’ai été évacué, je suis de retour et je suis le contrôle de là-bas. C’est ce qui fait que cela a retardé mais j’avoue que nous avions organisé le Conseil administratif préfectoral de Coyah. Au cours de ce conseil nous n’avions oublié rien sur toutes les questions de développement au niveau de préfecture et au niveau des structures déconcentrées.

Nous avons planifié pour l’exercice 2017 des actions de développement. Nous avons fait un budget prévisionnel. Pour l’investissement de cette année, nous avons retenu six actions de développement que nous avons pensées prioritaires. Si vous voyez les infrastructures administratives qui abritaient nos services, elles sont vieillissantes et dans un état de dégradation inqualifiable. C’est pourquoi quand vous sortez d’ici et vous voyez le bureau qui abrite le pool financier avec les toitures vieillissantes, quand il pleut pendant l’hivernage ça coule dans tous les bureaux. Nous avons ciblé la rénovation de ces bureaux. Quand j’ai pris service j’avoue que comme il est de coutume chez nous, nous n’avons pas bénéficié de certains avantages que nous avons laissés ailleurs: les meubles manquaient à la résidence complètement c’était des chambres sans lit que j’ai hérité et beaucoup d’autres choses.

(…) Le budget prévisionnel 2017 s’élève à deux milliards huit cent et quelques poussières. A la date d’aujourd’hui, nous sommes à un taux de recouvrement de 47%. Nous avons déjà enclenché quelques actions qu’on avait planifiées notamment les meubles de la résidence, aujourd’hui nous allons attaquer les latrines publiques que nous devons construire et faire face à la place des Martyrs. En tout cas nous voulons que d’ici la fin de cette année que nous ayons le bilan exécuté à 100%. (…) Nous avons aussi l’informatisation la direction préfectorale de l’urbanisme et de l’habitat. Nous devons acheter un groupe électrogène de 60 KVA qui doit renforcer l’EDG à des moments de crise.

Mesures prises contre l’insécurité

Vous savez l’insécurité galopante que nous enregistrons à Coyah et principalement à Dubreka parce que j’ai géré Dubreka c’est dû à la proximité avec la capitale. Coyah est à 50 kilomètres de Conakry donc, c’est la porte d’entrée de Conakry. Il y a la démographie galopante à Conakry. Il y a le problème d’emploi qui se pose. Souvent ces bandits qui agissent et qui font des attaques là-bas (Conakry) avec le plan sécuritaire qu’il y a là-bas, ils préfèrent se réfugier dans les préfectures environnantes à Dubreka  et à Coyah. Souvent quand ils sont traqués ils se retranchent ici. Quand ils n’ont pas la chance de pénétrer parce que la ceinture sécuritaire est très renforcée ils se retournent contre les paisibles citoyens. C’est pourquoi nous avons sollicité que les effectifs des agents de sécurité soient renforcés.

Nous avons planifié à certaines heures de la nuit qu’on puisse faire quelques barrages pour décanter les noctambules. C’est pourquoi nous sommes gratifiés par la présence de la BAC15 qui vient de s’ajouter aux forces de sécurité, de la gendarmerie et de la police. Lors de notre dernière réunion, les trois corps confondus font maintenant des patrouilles nocturnes. Je pense que depuis l’arrivée de cette BAC et les deux forces de sécurité qui sont en place, le banditisme est en train de reculer petit à petit. Nous souhaitons que cela s’efface complètement de notre vie à Coyah.

Reconstruction de la mosquée

Quand j’ai pris service, à mes différentes rencontres avec la notabilité et les religieux, le problème de cette mosquée avait été posé. Heureusement que la promesse de sa reconstruction a été faite déjà par le Chef de l’Etat. C’était juste pour me demander de travailler dans ce sens. Quand j’ai l’opportunité de rappeler le Chef de l’Etat. C’est dans ce cadre que nous avions poursuivi les demandes adressées au Chef de l’Etat et à tous les hommes de bonne volonté de nous aider à ce que cette mosquée qui a fait plus d’un demi-siècle de construction qui est presque toute détériorée. Le Président avec son fils Kerfalla Person Camara (KPC) a demandé à ce que la mosquée soit reconstruite. KPC a dit sous l’instruction de mon père le Chef de l’Etat, nous allons reconstruire cette mosquée. Le lendemain, les machines sont venues nous avons vu la démolition de la mosquée.

Le président de la République était en déplacement, KPC lui-même était en déplacement mais ils se parlaient. Nous avons décidé à ce que la pose de la première pierre se fasse le samedi dernier. Les délégations du Président et de KPC sont arrivées, avec les religieux de la Basse Guinée, nous ne sommes retrouvés pour la fête religieuse qui avait réussi. C’est un réconfort moral. C’est pour vous dire que le Chef de l’Etat et son enfant (KPC) sont dans le cœur des populations de Coyah. A la conception, c’est une mosquée de 700 places mais le jour de la pose de la première pierre, avec l’intervention des gens, nous sommes en train de voir comment on peut monter à 1400. Les études sont en cours. L’espace aussi qui nous a été réservé ne peut aussi s’étendre aussi que ça parce que tout est entouré par des habitations mais il y a une question d’agrandissement de 700 à 1400 places.

Entretien réalisé par Alpha Oumar Diallo pour Aminata.com

alphanyla@gmail.com

+224 666 62 25 24

 

 

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