Tibou Kamara, ministre conseiller principal à la présidence et ministre de l'industrie lors d''une interview avec Aminata.com
Tibou Kamara, ministre conseiller principal à la présidence et ministre de l'industrie lors d''une interview avec Aminata.com

A l’occasion de la présentation de son bilan de l’an à travers une conférence de presse lundi 25 février 2019 à Conakry, le ministre de l’industrie et des PME décide de prendre des mesures contre les producteurs clandestins d’eau.

Selon Tibou Kamara, cette pratique est un phénomène d’industrialisation sauvage de la part de certains producteurs clandestins. « L’industrialisation doit se faire avec un respect scrupuleux des normes environnementales », a-t-il déclaré.

Le constat de certains observateurs en Guinée qui a été signalé au ministre par les journalistes présents dans la salle de conférence, c’est qu’à côté des grandes industries qui respectent les cahiers de charges, il y a de petites industries qui se créent à travers le pays et sur lesquelles il faut exercer un contrôle strict parce qu’il s’agit d’une question de santé publique, « nous sommes face à ce qu’on peut appeler une industrialisation un peu sauvage », a-t-il répondu.

En ce qui concerne ces industrialisations anarchiques, « le gouvernement en est conscient », selon le haut représentant du chef de l’Etat avant de faire le point sur le cas de la fabrication d’eau minérale qui se multiplie de nos jours dans le pays.

«Beaucoup de gens fabriquent de l’eau à domicile avec de petites machines pour mettre dans des sachets et la commercialiser sur le marché. Nous sommes en train d’identifier les sites clandestins. Nous travaillons pour renforcer les mesures de surveillance. Nous allons être plus stricts dans l’installation de ces unités. Toutes les usines qui ne sont pas dans les normes et qui ne répondent aux critères seront fermées », a-t-il promis.

Plus loin, le ministre Tibou Kamara a assuré qu’il est difficile de contrôler toutes ces unités clandestines de production d’eau minérale à domicile. Mais néanmoins, c’est un défi que son département lance pour mettre fin à cette pratique dans l’intérêt de la population guinéenne.

Ibrahima Sory BARRY pour Aminata.com

Tel: (+224) 656 77 52 34

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