Dansa Kourouma, président du Conseil national des organisations de la société civile guinéenne
Dansa Kourouma, président du Conseil national des organisations de la société civile guinéenne

La persistance des rumeurs d’avoir démarché pour obtenir des postes ces dernier temps comme ministre de l’unité nationale et de la citoyenneté, président de la CENI ou directeur général de l’OGP, pousse le président du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSCG) de briser enfin le silence. Lors d’un entretien qu’il a accordé mercredi 28 février à notre rédaction, Dansa Kourouma s’est largement défendu sur ces questions pour éclaircir la lanterne de l’opinion et en même temps, se prononcer sur des accusations d’appartenir au pouvoir en place.

« Depuis que je suis acteur de la société civile, je n’ai jamais démarché pour occuper un poste. Pour preuve la CENI, c’est le CNOSCG qui a désigné les deux éléments. Comment voulez-vous que je sois avec le pouvoir et ne pas être capable de me faire désigner pour aller à la CENI. C’est moi qui ai signé la lettre. Les raisons qui m’ont amené à ne pas aller moi-même sont des raisons personnelles, c’est du point de vu familial, j’ai écouté mon épouse, c’est du point de vu de ma vision future sur le pays », a-t-il déclaré.

Poursuivant, il a dit : « je connais ce que je veux être dans 10 ans je connais. Parce que depuis le collège, ce que je voulais être, je l’ai été. L’homme propose, Dieu dispose mais j’ai une vision très claire sur la Guinée. Moi je ne suis pas allé étudier à la Sorbonne, je n’ai jamais quitté la Guinée pendant plus d’une année. Je ne suis pas du tout dépaysé, je ne suis pas un politicien qui navigue à vie. Moi je connais la situation socio-politique de la Guinée comme la paume de ma main », a ajouté le président du CNIOSCG.

Plus loin, il a tenu a précisé : « Je ne suis pas envié pour occuper des postes. Je n’ai jamais voulu être à la place de qui que ça soit. Quand Gassama démissionnait du ministère de l’unité nationale et de la citoyenneté, j’étais en Belgique. J’ai même fais une publication en Francfort, je n’étais pas en Guinée. Je n’ai contacté personne pour remplacer qui conque, c’est la presse qui faisait un sondage ou des spéculations sur internet pour dire parmi les acteurs de la société civile, qui peut remplacer Gassama Diaby ? Certains ont pensé que je suis bien placé. Il y a des grandes autorités de ce pays qui ont proposé mon nom lorsque je n’étais pas là, mais je n’ai jamais été consulté pour occuper ce poste. Je n’ai jamais fait des démarches. Je n’ai pas besoin de me justifier ».

Ibrahima Sory BARRY pour Aminata.com

Tel : (+224) 656 77 52 34

 

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