Guinée: accusé de viol, un opposant dénonce un règlement de compte (exclusif)
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La semaine a débuté avec une affaire rocambolesque qui défraie la chronique sur les réseaux sociaux. Un président d’un parti politique accusé de viol. La rumeur a fait le tour de la toile. Dr. Ibrahima Sory Diallo, leader du Bloc de l’opposition constructive (BOC) est accusé  d’abus sexuel par une femme connu sous le pseudonyme de Zée.

Aminata.com a joint ce lundi midi le concerné pour recueillir sa réaction. Dès l’entame de notre entretien téléphonique, le patron du BOC réfute les accusations et parle de diffamation contre sa personne.

J’ai porté plainte contre une dame hier [dimanche 3 septembre] à la CMIS (compagnie mobile d’intervention et de sécurité) de Cosa. La dame en question est membre de mon ONG, prisonniers sans frontière. Je suis le représentant de cette ONG en Guinée. On devait organiser une conférence nationale sur la prévention de la torture en Guinée.  On a constitué des commissions pour l’organisation de cette conférence. Elle m’a trouvé hier au siège. Quand elle a vu que son nom ne figurait pas dans aucune commission, elle s’est mise en colère. Je ne peux pas mettre le nom d’un membre qui ne participe jamais aux réunions. Elle a proféré des injures et est descendue de l’étage pour briser les deux feux rouges, les deux rétroviseurs, et elle  donné un coup de caillou sur le derrière de ma voiture“, relate le jeune politicien membre de l’opposition républicaine.

“Règlement de compte”

Avez-vous été seul avec elle dans votre bureau? “Non“, réfute Dr. Diallo avant d’ajouter que tout est passé devant les membres de l’ONG qui étaient présents au siège. Le chef de file de BOC dénonce une diffamation totale contre sa personne: “Si après tout ce qu’elle a fait, c’est son mari qui vient dans les médias pour parler et non elle, vous voyez bien que c’est un règlement de compte“.

Aux dernières nouvelles, l’affaire est pendante à la CMIS de Cosa où les deux parties sont attendues pour des éventuelles confrontations, a-t-on appris.

Un autre leader politique en prison pour viol

Au mois de juillet, Abdourahmane Bakayoko, leader des Démocrates guinéens (DG) est condamné pour viol sur une étudiante. Les faits remontaient en 2014. La présumée victime avait accusé M. Bakayoko de l’avoir violé dans sa chambre privée. Reconnu coupable à l’issue du procès, le jeune leader purge en ce moment-même une peine de cinq ans de prison à la Maison d’arrêt de Conakry.

Alpha Oumar Diallo pour Aminata.com

alphanyla@gmail.com

+224 656 39 19 76

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