Fête des femmes en guinée : des forces de l’ordre empêchent un carnaval contre les VBG

Le club des jeunes filles leaders de Guinée ont décidé d’organiser un carnaval pour exprimer leur ras-le-bol contre les violences faites aux femmes jeudi 08 mars 2018. Mais très malheureusement elles ont été empêchés par des forces de l’ordre en les dispersants par de gaz lacrymogènes.  

Elles avaient prévues leur point de départ à l’esplanade du stade du 28 septembre jusqu’au palais du peuple de Conakry. C’était une opportunité pour elles à travers cette fête du 08 mars, dédiée aux femmes d’attirer l’attention de l’opinion publique sur les violences dont sont victimes des femmes et des jeunes filles en Guinée.

Mais très malheureusement, le carnaval a pris une autre tournure, dès le départ  à quelques mètres du point de départ, le club des jeunes filles leaders de Guinée ont été interrompues par des hommes en uniforme (policiers).

«  Quand nous avons commencé le carnaval de Dixinn terrasse arrivée en face de l’université Gamal Addel Nasser de Conakry, nous avons été bloquées et pourchassées par des forces de l’ordre dans le quartier en nous jetant de gaz lacrymogène. L’une de nos camarades avait été arrêtée mais finalement elle a été libérée », a expliqué la présidente Hadja Idrissa Bah,

Poursuivant son intervention, elle a précisé qu’il était question d’interpellé les autorités que les jeunes filles et femmes continuent toujours à subir des violences qui sont notamment les mutilations génitales féminines, le mariage précoce, la violence domestique, la violence sexuelle, le harcèlement sexuel, la violence affectivité et psychologique. Ces violences à l’égard des femmes et des filles constituent une violation des droits de l’homme et un obstacle de taille au développement durable.

« En plus de cela, nous avons été victimes d’intimidation de la part des forces de l’ordre.  Nous exigeons au gouvernement l’application de toutes les lois et conventions portant prévention et répression des violences faites aux femmes et aux filles, sur l’ensemble du territoire national », a conclu  Hadja Idrissa Bah.

Malgré cet empêchement, elles ont finalement décidé à tenir leur discours dans le quartier Landéreat commune de Dixinn.

Zézé Enèma Guilavogui pour aminata.com

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