Arrivé aux Etats-Unis depuis le 19 décembre 2013 pour des visites médicales dans une des cliniques de la  Caroline du Nord, l’ancien chef de la transition guinéenne en fin de convalescence  a rencontré plusieurs personnalités du Département d’Etat américain dans l’après-midi de ce lundi 3 février 2014.

Ainsi, le Haut Représentant de l’Union Africaine pour l’Opérationnalisation de la Force Africaine en Attente (FAA) a eu des discussions avec l’assistante du Secrétaire d’Etat,  Mme Linda Thomas Greenfield, le Principal député assistant du secrétaire d’Etat Mr. Robert Peterson Jackson, le directeur du bureau des affaires africaines, Mr. Stephen M. Schwartz, le Député Directeur de l’office régional Mr. Michael J. Bihick et l’assistant exécutif de Mme Linda, chargé de la Guinée, Mr. Lynn Nelson.

C’est devant ce parterre de hauts responsables du bureau des affaires africaines que le Grand militaire devenu politicien et diplomate  aguerri  et adroit dans ses interventions fera un briefing succinct et précis sur les conclusions du dernier sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine, notamment sur le programme élaboré par l’UA pour l’opérationnalisation de la Force Africaine en Attente.

Selon le Général Sékouba Konaté, l’organisation qu’il représente, entend désormais accélérer la mise en place de la Capacité Africaine de Réponse Immédiate aux crises (CARIC). Comme quoi, l’Afrique doit trouver des solutions africaines aux problèmes africains.

Le conflit dans le Sud du soudan, la guerre civile en Centrafrique, les tensions récurrentes dans les pays du grand Lac, l’instabilité au nord du Mali et la crise politique en Egypte, sont autant  de tensions aujourd’hui dans le continent qui demandent des interventions rapides et efficaces.

D’où  cette  CARIC qui sera la force d’interposition dans les foyers de tension pour circonscrire les zones de conflits et neutraliser les belligérants en attendant  une mission de défense et de sécurité de grande envergure comme la FAA.

L’ancien président de la transition guinéenne évoquera également les difficultés liées au déploiement de ladite CARIC. Selon lui, l’UA ne comptera que sur les Etats volontaires prêts à utiliser leurs propres ressources financières et logistiques pendant une période qui ne dépassera pas les trois mois.

 

De même,  la FAA ne sera  composée que de contingents militaires ou de police stationnés dans les différents pays contributeurs de troupes, des brigades régionales en attente, d’une base logistique continentale et d’une capacité de déploiement rapide tant au niveau des régions que du continent.

 

Pour l’ancien homme fort de Conakry, ces difficultés de déploiement et de logistiques sont dues au fait que les Etats hésitent à adhérer au principe de sécurité collective sur lequel repose la FAA et préfèrent agir par leurs propres moyens.

 

Aujourd’hui si l’UA parvient à réaliser son projet de création d’une telle base logistique et constituer un fonds substantiel pour assurer le financement de ses opérations, les Etats-Unis auront tout intérêt à  encourager la détermination des pays africains à prendre en main les problèmes de paix et de sécurité en Afrique conformément aux dispositions des articles 7 et 8 de la Charte des Nations unies.  Par exemple en mettant à la disposition de l’UA des hélicoptères de combat, des avions de transport de troupes, des chars blindés, des hôpitaux de campagnes et même des matériaux pour la construction des campements mobiles.

 

Déjà, le Cameroun a offert un site idéal à l’UA, bâti à 50%, pour l’établissement de cette base. Une telle aide semble d’autant plus compatible avec la politique africaine des Etats unis, qu’elle contribuera à la lutte contre les mouvements des terroristes qui sont de plus en plus impliqués dans divers conflits en Afrique.

 

« A l’issue de ma dernière tournée  en Afrique  plusieurs chefs d’Etat et de Gouvernement m’ont fait part de leur volonté de contribuer à la mise en place de ce mécanisme de défense et de sécurité tant attendu par les Africains » a-t-il ajouté.

Aussi, le Général Sékouba a-t-il salué l’initiative conjointe USA-UA de lutte contre la LRA et  le soutien du gouvernement Obama à la mission de l’UA en Somalie comme  un exemple d’engagement des Etats Unis en Afrique.

 

Les responsables du département d’Etat pour leur part, ont été très satisfaits de la visite du Général et ont promis d’apporter leur soutien aux efforts de l’UA quant à  la mise en place de la CARIC et de la FAA.

 

Au regard de ce qui précède, l’ancien président intérimaire de la Guinée conclura l’entretien par son souhait de voir les Etats-Unis indiquer concrètement les contributions qu’ils pourront  apporter à l’Afrique dans le cadre de l’opérationnalisation de cette  Force en Attente. Un  sujet  qui pourrait d’ailleurs être inscrit à l’ordre du jour lors du prochain sommet Etats-Unis /Afrique que le Président Obama compte organiser en août 2014 à  Washington.

 

Bangaly Condé « Malbanga »

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