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24 heures après sa libération pour avoir manifester contre un éventuel 3ème mandat du pouvoir en place, l’artiste Elie Kamano a rencontré les médias jeudi 20 juillet 2017 à son domicile privé au quartier Yembeya, commune de Ratoma. Il a été question que le Ragueaman guinéen fait le point de son arrestation et comment il a été libéré avec son équipe.

Ils sont au total quatre membres du mouvement qui proteste contre un 3ème éventuel mandat du pouvoir en place qui ont été arrêté. Elie Kamano, à travers une conférence de presse s’est exprimé de ce qui s’est passé dans ce mouvement, dans cet événement jusqu’à leur libération.

Il a indiqué qu’ils ont décidé de créer un mouvement qui devait être baptisé le jour de la marche « le peuple n’en veut plus ». Avec des slogans qui allaient accompagner ce nom, ce qui est de l’insécurité, l’injustice, mal gouvernance, la corruption ainsi de suite.

« On a tenu des réunions, à l’issu des multiples rencontres qu’on a eu, on a décidé de faire une marche pour exprimer notre frustration et la frustration de toute la population guinéenne », a-t-il déclaré.

Il a poursuivi qu’à la veille de leur marche, ils ont reçu la visite du conseiller spécial du président de la république, à la personne de Tibou Camara, qui les a fait comprendre qu’ils risqueront de violer la loi s’ils arrivent à sortir pour marcher. « Puis que ça se murmurait dans les coulisses que le gouverneur n’avait pas adressé de suite favorable à notre lettre d’information. Donc le ministres’est basé sur ça pour nous demander de sursoir, ou d’aller informer sur les lieux un éventuel report de la marche pour ne pas être en porte à faux avec la loi. On a parlé au téléphone avec le général Baldé aussi avec qui, on a défini des stratégies par rapport à cette sensibilisation qu’on était prêt à faire pour amener les uns et les autres à se calmer jusqu’à une nouvelle date ».

« J’avoue que, à notre grande surprise, le jour de la marche, on allait pour dire aux autres que c’était reporté. On a trouvé des policiers devant un barrage et on a vu des jeunes qu’on appel des contres manifestants qui voulait nous agresser. Lorsque nous sommes arrivés, directement les policiers sont venus nous arrêtés. Ils nousont conduit à la Direction de la Police Judiciaire (DPJ). Arriver à là-bas, ils nous ont auditionné devant mon avocat maitre Béa que je remercie très particulièrement. Après cela, on a passé la nuit à la DPJ. Le lendemain, vers 17 heures, on nous a envoyé au tribunal de Mafanco et on était confronté au procureur qui nous a fait savoir qu’il ne pouvait pas nous accorder une liberté provisoire. Parce que tout simplement, je suis un récidiviste. Donc il était obligé de me placer sous mandat du dépôt. Alors on nous a envoyé à la maison centrale. Arriver là-bas, le régisseur de la maison centre nous a fait comprendre qu’on n’avait pas de place là-bas. Il nous a dit clairement Monsieur Kamano vous n’avez de place dans aucune prison en Guinée. Retourner de là où vous venez et dite leur que ça, c’est moi qui le dit. C’est ainsi qu’on s’est retourné et le procureur a fait l’ordre de libération, il a remis au garde pénitentiaire et on a été libéré », a expliqué Elie Kamano.

Ibrahima Sory Barry pour Aminata.com
Tel : +224-654-79-50-63

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