
De passage à Labé, il ya quelques jours Elhadj Ousmane Baldé né en 1991 est déjà l’auteur de deux œuvres dont errance poétique son premier recueil de poèmes.
A la différence de sa première œuvre ’’errances poétiques’’ est publié par une jeune maison d’édition dénommée Elohim.
Dans cette première partie de l’entretien qu’il nous a accordé en exclusivité, ce jeune auteur parle spécifiquement du contenu de son nouveau geste littéraire, de la liberté qu’il y a prise et de la rencontre avec son éditeur.
Aminata.com : Errances poétiques, comment il faut comprendre le titre ?
EOB : C’est ma deuxième œuvre et ma première en tant que recueil de poèmes, c’est une œuvre qui s’inspire de la réalité guinéenne parce qu’à y voir de près la réalité guinéenne, on a tendance à croire que la Guinée, c’est un pays qui va dans tous les sens et qui en fin de compte ne sait pas où il va, donc le titre même est illustratif de la situation sociopolitique guinéenne… on ne commence rien qu’on termine bien.
Aminata.com : D’où tirez-vous cette aisance dans l’écriture ?
EOB : La poésie parce que c’est un genre littéraire qui pousse l’auteur à être libre, comme vous l’avez souligné, il y a une touche libertine dans mon écriture, je préfère être libre même si je respecte certaines règles, des fois ,c’est la musicalité que je respecte, mais bon ! la formulation de certains mots je ne respecte pas, parce que je veux accrocher celui qui me lit à ce que j’écris .
Quand je prends un des poèmes, je pense que c’est l’un des premiers , c’est écrit gouverner, je fais le cumul des mots gouverner et berner, je préfère la jouer comme ça , c’est mentionné en bas… comme le disait mon professeur monsieur Moustapha, c’est un désordre dans l’ordre.
Aminata.com : le monde du live est une jungle, comment avez vous rencontré l’éditeur de votre seconde œuvre ?
EOB : Avant Elohim, je suis naturellement allé vers une maison d’édition très très connue, mais l’accueil n’était pas bon, c’est Thianguel même qui m’avait recommandé, je suis entré dans son bureau, j’ai commencé à expliquer des choses, il m’a dit dis pourquoi tu es là ou sors de mon bureau, depuis que je suis sorti je n’y suis jamais revenu. Ensuit, il y a un jeune qui m’aime beaucoup qui a publié chez Elohim, c’est sur sa carte que j’ai pris le numéro de l’éditeur , je l’ai appelé et a senti au premier contact que c’est un homme ouvert parce que vous pouvez le sentir quand même , quand je l’ai appelé je n’ai pas eu de problèmes, je lui ai remis mon manuscrit, il a accéléré les choses et m’a publié.
Dans la suite de cet entretien, il sera question des rapports de l’auteur ave les réseaux sociaux, le point commun entre ces deux œuvres, sa source d’inspiration et son message à ses pairs jeunes.
Entretien réalisé par Ousmane K. Tounkara, correspondant d’Aminata.com



