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Economie : PNUD et Afriland First Bank signent un partenariat

Dans un réceptif  hôtelier de Conakry,  le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et Afriland First Bank ont procédé ce jeudi 15 novembre 2018, à la signature d’un cadre de partenariat. C’était à l’occasion de la réunion de concertation des acteurs de la finance inclusive.

Guy Laurent, Directeur Général d’Afriland Firts Bank, vous savez la mission du Programme des Nations Unies pour le Développement PNUD est de poser la question de savoir comment véritablement participer au développement en utilisant le canal des couches vulnérables, des couches défavorisées  que ce soit les femmes les jeunes et les personnes vivants avec un handicap.

Alors, a-t-il poursuivi, suite à une étude réalisée, ils se sont rendu compte que la problématique d’accès au financement était véritablement un cancer au développement du pays. « C’est ce cadre-là qu’il a donc été mis en place le cadre de concertation sur la finance inclusive en partenariat avec le gouvernement à travers la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG). C’est un cadre qui regroupe non seulement les bénéficiaires des projets, mais cela permet également aux partenaires techniques et financiers, aux banques, aux micros finances et autres institutions financières de s’assoir autour de la table et de réfléchir sur la problématique de financement du secteur vulnérable ».

Après plusieurs mois d’échanges, selon lui, « on a identifié des problèmes auxquels on a apporté des solutions. Le principal problème identifié, était principalement le problème de communication et à cela la solution a été tous de s’assoir autour d’une table, de discuter, de se regarder, d’échanger de façon claire, de façon franche et de façon honnête afin véritablement d’attaquer les différentes problématiques qui étaient posées. Et parmi les problématiques posées, il y avait la problématique de la formation, la formation des porteurs de projets, la formation des chefs d’entreprises, la formation de ces femmes, ces jeunes et ces personnes vivants avec leur handicap. Il a été donc décidé de voir dans quel cadre, quel décision pour apporter cet appuis à la formation, pas seulement au savoir, mais aussi au savoir-faire. Et ça c’est l’un des rôles les plus importants que joue le PNUD à ce cadre de concertation appuyé de capacité en vue de permettre à ces personnes d’avoir la technicité nécessaire dans les différents secteurs où ils se lancent et également de leur apporter l’expertise afin qu’ils puissent gérer convenablement et monter des dossiers qui puisses être véritablement bancable et qui puisse bénéficier d’un financement ».

De son côté, le Directeur pays PNUD, Lionel Laurens a dit que cet accompagnement a commencé avant même le lancement du projet par la sélection des bénéficiaires et le montage du projet. « Vous savez par le passé, le développement passait beaucoup par des dotations d’équipements et parfois ça renforçait une certaine dépendance des populations. Aujourd’hui, nous voulons appuyer le secteur privé, les porteurs de projet, les petites entreprises. Et ça commence par l’initiative personnelle, par une prise de risque des porteurs de projet, ils croient en leurs idées, et ils vont chercher des appuis et des soutiens. Cette volonté de réussir, cet engagement personnel dans un projet, est déjà une condition signée quanum de réussite à notre sens. Et dans ce cadre-là, nous sommes très satisfaits de ce partenariat parce que pour nous, c’est un partenariat gagnant, gagnant. Déjà nous partageons un objectif commun avec Afriland Firts Bank qui est d’augmenter le volume de crédit qui va pouvoir être accessible à des populations qui, d’habitude ont beaucoup de difficultés d’accéder à des crédits. Ils sont loin de la capitale, peut-être ils ne sont pas lettrés, ils ne connaissent pas les démarches et souvent il n’y a pas de garantis, il n’y a pas de biens ou d’éléments qui vont permettre aux institutions financières de se rassurer que le près sera remboursé. C’est qu’à même paradoxal parce que les populations les plus vulnérables sont en fait celles qui paient les crédits le plus cher. Donc, dans cette problématique, nous voulons comme Afriland Firts Bank, augmenter le volume de crédit à des porteurs de projet, pour que ça  soit une réussite qui va créer des emplois, crée de la valeur à l’intérieur du pays ».

Au nom du gouverneur de la Banque Centrale, Kerfala Sylla a annoncé des mesures prises par son institution pour accompagner ce projet. « C’est vrai que les questions des taux t’intérêts revient souvent, mais ce  n’est pas à la BCRG. Dans un contrat entre deux parties, un client et l’institution, c’est-à-dire que les bénéficiaires sont des clients, l’institution qui finance Afriland Firts Bank, nous n’intervenons pas pour le moment. Dans la règlementation, la fixation des taux. La population s’entend à ce que la BCRG se lève un jour et dise donc on fixe une limite pour les taux. Les bonnes pratiques ont montrées que non, c’est souvent tous les pays qui l’ont fait, soit ils sont revenus là-dessus, soit peut être qu’il y a eu d’autres effets pervers. Donc, pour nous, dans la règlementation guinéenne nous ne sommes pas pour la fixation des taux limite par la BCRG ».

Il faut noter que  trois ONG bénéficiaires de l’accompagnement financier d’Afriland First Bank.

Ibrahima Touré pour Aminata.com

 

Apropos Alpha Oumar Diallo

Alpha Oumar Diallo est journaliste de formation. Issu de l'Institut Supérieur de l'Information et de la Communication (ISIC), ce jeune pétri de talents et d'objectivité a travaillé dans de nombreuses rédactions en Guinée et a collaboré avec de médias étrangers. Passionné de l'écriture, il traite régulièrement des sujets d'actualité en toute impartialité et fait des analyses objectives.

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