Disparition et décès du Directeur général adjoint de l’ANSSI, Ibrahima Kalil Keira, lors des inondations à Conakry
Disparition et décès du Directeur général adjoint de l’ANSSI, Ibrahima Kalil Keira, lors des inondations à Conakry
Dans la nuit du 30 au 31 juillet 2025, de fortes pluies ont provoqué des inondations meurtrières dans plusieurs quartiers de Conakry, la capitale guinéenne. Ces intempéries ont causé d’importants dégâts humains et matériels, plongeant la ville dans une situation d’urgence.
Parmi les victimes figure Ibrahima Kalil Keira, Directeur général adjoint (DGA) de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI). Son véhicule avait été emporté par les eaux au niveau du deuxième pont Kiridi dans la soirée du mercredi 30 juillet, entraînant sa disparition immédiate. Des recherches intenses avaient été engagées par les autorités et les secours dès la découverte de son véhicule submergé.
Ce jeudi 31 juillet, les équipes de secours ont retrouvé le corps d’Ibrahima Kalil Keira, mettant ainsi un terme aux efforts de recherche. Sa mort illustre la gravité des inondations qui ont frappé Conakry, où de nombreux quartiers ont subi des destructions importantes, et plusieurs familles sont en deuil.
Les autorités continuent d’évaluer l’ampleur des dégâts après ces pluies exceptionnelles, qui soulignent la vulnérabilité de la capitale face aux phénomènes climatiques extrêmes. Les infrastructures urbaines, notamment dans les zones les plus exposées, ont été fortement mises à rude épreuve, aggravées par des problèmes structurels tels que la gestion des déchets et l’urbanisation désordonnée.
Le décès du DGA de l’ANSSI rappelle l’urgence de renforcer les mesures de prévention et les capacités de réponse face aux catastrophes naturelles, tant pour protéger les populations que les agents en première ligne. L’ANSSI, agence en charge de la cybersécurité nationale, perd ainsi un cadre important dans des circonstances tragiques.
Cet événement a profondément marqué la communauté guinéenne, tout en appelant à une mobilisation accrue des autorités et de la société civile pour faire face aux défis que posent les risques naturels récurrents à Conakry.



