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Dinguiraye et Kindia : les deux préfectures miséreuses malgré leurs ressources !

Les Préfectures de Dinguiraye et Kindia situées respectivement en Haute Guinée et en Basse Guinée font partie des préfectures les plus pauvres de la Guinée, cela malgré leur richesse.

Les raisons de leur pauvreté ont été évoquées à l’occasion du forum minier organisé par l’ONG Action Mines Guinée les au mois de mars 2018 à Conakry.

Selon le Coordinateur de Programmes de l’ONG, Mamadou Lamarana Diallo : « Les taxes qui sont versées par les compagnies minières au niveau de certaines collectivités notamment Dinguiraye et Kindia sont très mal gérées. Nous avons vu des obligations qui sont des taxes superficiaires qui sont reçues directement par les collectivités et qui sont gérées directement par ses collectivités locales. Ces dernières années il y’a des montants qui sont énormes qui sont versées au niveau des collectivités et l’impact n’est pas visible ni significatif dans les préfectures de Dinguiraye et de Kindia. Celle de Dinguiraye par exemple reçoit chaque année plus de 15 milliards de francs guinéens qui sont gérés entre la Préfecture, la Compagnie Minière qui est la Société Minière de Dinguiraye (SMD) et les collectivités. Mais, si vous vous rendez sur le terrain et vous leur demandé qu’est-ce qu’ils ont fait de ces 15 milliards par an ? On vous montrera des maisons rénovées à 300 millions ; la rénovation des maisons de certains cadres, notamment le Préfet, les secrétaires généraux à des millions de francs guinéens ; alors que ces montants ne sont pas destinés à ça. Donc, on ne voit pas l’impact sur le terrain dans la préfecture de Dinguiraye ».

Il poursuit en disant que : « C’est presque le même constat dans la préfecture de Kindia où évolue certaines sociétés aussi. À Kindia plus précisément dans la Commune Rurale de Mambia, chaque année cette localité reçoit des montants qui sont énormes et si vous partez à Mambia vous leur demandé qu’est-ce qu’ils ont fait de ces montants depuis des années et qui sont versées par la CBK (Compagnie des Bauxites de Kindia), ils vont vous montrez des rénovations du siège de la CR, la maison du CR ou d’un forage. Donc, ce sont ces genres d’actions qui ne sont pas lisibles et visibles qu’on a constaté », a-t-il déploré.

Suite à cette situation entretenue depuis belle lurette par les responsables préfectorales et communales, l’ONG Action Mines Guinée à mener des investigations et proposer des pistes de solution : « Nous avons revus certains documents légaux disponibles. Nous avons identifié des acteurs de la société civile locale qui sont au niveau local et qui évoluent au niveau local.  On les a formés sur le suivi des obligations financières sur ces taxes-là. Ils sont chargés désormais de suivre les montants qui sont payés pour les années 2015 et 2016. Et nous espérons avoir un rapport visible d’ici la fin de l’année 2018 de ce que les collectivités ont fait de ces montants qui sont versés à leur niveau », a-t-il annoncé.

Désormais, ces taxes seront gérées par le fond de développement économique local, cette décision enchante le coordinateur de programme de l’ONG AMINES : « nous sommes très content que la gestion de ces montants revient à ce fond de développement local. Parce qu’avant on a constaté qu’il y a un vide juridique qui ne disait pas son. Par exemple au niveau du chiffre d’affaire, il n’y avait aucune disposition légale qui disait voici comment il faut gérer l’argent. Maintenant, qu’il y’a le fond de développement, nous pensons que ce fond de développement est une opportunité pour les communautés, pour les acteurs de la société civile et pour les collectivités locales elles-mêmes pour savoir comment il faut gérer l’argent. Parce qu’avant, le constat est que c’est la Préfecture qui recevait l’argent et s’asseyait dans son bureau avec certains cadres et distribuaient l’argent même à des postes de polices, à des radios rurales qui parfois ne répondaient pas aux aspirations des communautés ».

Pour lui, « les taxes qui sont versées au niveau des collectivités doivent être bien gérées. En tout cas pour l’heure les taxes qui sont versées au niveau des collectivités sont très males gérées », a-t-il insisté en conclusion.

Toutes ces révélations ci-dessus doivent interpeller les autorités de haut niveau à prendre leurs responsabilités avant qu’il ne soit trop tard.

Affaire à suivre…

Oumar M’Böh pour Aminata.com

+224 622 624 545/666 369 744

mbooumar@gmail.com   

Apropos Amadou Diallo

Pour une Guinee libre et prospere

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