Rate this post

Depuis au lycée, on nous apprend que l’une des caractéristiques des pays en voie de développement ou sous-développés est leurs fortes croissances de natalité. Beaucoup de brochures à caractère économique font la comparution entre ce taux dans beaucoup de pays de l’Afrique (5,01 naissances par femme en Guinée avec un taux de 35,4 pour mille) et celui de certains pays européens et les États-Unis (12% pour la France avec un taux de fécondité de 1,99 naissances par femme). La question est: la forte démographie d’un pays est-elle un problème ou un atout pour son économie?

Robert Thomas Marthus, l’économiste britannique (1766-1834) a été le tout premier à attirer l’attention du monde sur la disparité entre la croissance productive et celle de la démographie. Il a découvert que les populations s’accroissent plus rapidement que les ressources. Il a conclu donc que la première s’accroît en séries arithmétiques (1, 2, 3, …) et la dernière en séries géométriques (2, 4, 8, …). Ainsi celui qu’on a appelé sa doctrine par le “malthusianisme” a proposé des solutions étranges et inhumaines pour le contrôle du nombre des êtres humains sur la terre. Il a même vu les catastrophes naturelles (la famine et les épidémies ou les guerres) comme des bénédictions qui permettent d’aplanir la divergence entre la production et la population. En outre, il a encouragé à la prise de conscience dans le contrôle volontaire des naissances.

Sans doute, l’historie a démontré que Marthus a eu tort et a prouvé aussi que le fort taux de natalité ne pose pas de problème à l’économie. En tout cas, quand il est bien compris et lorsque une société donnée a su en profiter. Sans oublier que les hommes peuvent faire des nouvelles découvertes chaque jour ou employer des divers moyens techniques et technologiques dans le but de multiplier exponentiellement leurs productions familiales, nationales et globales.

Tout récemment, Macron de la France a insinué que le nombres des enfants par femme africaine pose de problème et rentrait inutiles les aides au développement et ça quel que soit le nombre de milliards d’euros ou de dollars. Subitement, les présidents africains, les femmes, les jeunes son sortis massivement de leurs coquilles pour inonder de l’internet en insultes ou en fiertés comme toujours. Je crois que ce ne sont pas les bonnes manières de répondre à tous ceux qui parlent de l’Afrique.

Sans risque d’être contredit, la démographie à elle seule ne pose pas de problème, mais il faut reconnaître qu’elle peut être des obstacles pour la croissance économique. En tant qu’africains, nous devons travailler sur ça en transformant ces “problèmes pour eux” en atout pour “nous” au lieu de continuer à bomber les poitrines depuis plus d’un demi-siècle et sans changer profondément les cours des choses. Même les quatre-dix pour-cent des africains de la diaspora pensent de la même manière avec les nombreux parents en Afrique. Chaque mois, ils leur envoient de l’argent et sont en train de se demander comment ils le dépensent en un si peu de temps.

Par exemple, la Chine a montré que le nombre de la population d’un pays est un atout et non un problème. Son Product Intérieur Brut l’a quasiment fait la première puissance économique du monde. Notre comparution ne doit point s’arrêter là car nous devons aussi nous poser la question sur les raisons qui font les chinois, des atouts pour son économie. Il peuvent en avoir plusieurs raisons mais une est plus éloquente: les chinois travaillent. S’ils sont les plus nombreux sur la terre, ils sont aussi les plus grands producteurs de la terre. Ce pays est fait en telle sorte que si tu n’y travailles pas, tu ne peux pas y survivre. Les vieilles femmes, les vieux hommes ou les jeunes travaillent tous. Ces gens produisent par exemple, le riz pour se nourrir et après, ils nous nourrissent aussi.

Il faut être honnêtes avec nous-mêmes, les africains s’accroissent du jour au jour et les quatre-vingt pour-cent ne foutent rien que les fainéantises. Tout de suite, je vais ajouter que nous ne sommes pas des fainéants par nature, ce sont probablement nos éducations reçues sur les blancs et les systèmes de gouvernance instaurés un peu partout dans le continent qui nous rendent ainsi. Nos grands-parents n’étaient pas come nous. Pour la preuve, beaucoup de jeunes qui sont partis à l’étranger, en Europe ou en Amérique, ou même qui ont quitté leurs pays pour d’autres dans le continent africain, font la fierté de l’Afrique: ils travaillent courageusement pour se prendre en charge et aider leurs parents en Afrique. La fierté ne doit guère être le nombre des africains mais combien d’entre eux sont les producteurs. Il ne servirait en rien d’avoir un milliard des êtres humains s’il n’y a pas plus de cent millions d’entre eux qui travaillent ou sont capables de se prendre en charge.

Si nous changeons nos systèmes éducatifs pour les adapter aux conditions particulières de chacune de nos pays, encourager les jeunes à apprendre des métiers professionnels et à avoir les esprits d’entrepreneriats, à former des petits groupes depuis à l’université dans le but de se prendre en charge dès après les diplômes, aider les africains de la diaspora à rendre les sommes colossales qu’ils rapatrient dans notre continent en des moyens de productions, éviter d’attendre tous des gouvernements et aux politiciens, à pousser les politiciens à faire de compétitions en programmes de sociétés et non en idées divisionnistes, … on pourrait rentre notre forte démographie en un août et l’avenir nous appartiendra ainsi. En mot, la forte démographie doit accompagner la forte production; et le contraire sera les sources de tous les problèmes: pauvreté généralisée dans le chômage galopant, la prolifération de partis politiques, les immigrations massifs vers les pays développés, le terrorisme.

Par Ibrahima Kandja Doukouré

PARTAGER

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here