Abdouramane Sano, Sékou Koundouno et Ibrahima Diallo,membres des forces sociales lors d'une conférence de presse
Abdouramane Sano, Sékou Koundouno et Ibrahima Diallo,membres des forces sociales lors d'une conférence de presse

Dans une déclaration rendue publique ce mardi 19 février 2019, Les Forces Sociales de Guinée(FSG) ont dénoncé vigoureusement l’attaque contre le cortège de Cellou Dalein Diallo leader de l’union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) et chef de file de l’opposition guinéenne le samedi 16 février dernier à Conakry.

«Les FSG s’indignent et condamnent sévèrement contre le traitement qui fut réservé au chef de file de l’opposition Monsieur Cellou Dalein Diallo par les compagnies mobiles d’intervention et de sécurité (CMIS), le samedi 16 février 2019 lors de son retour à Conakry. L’objectif de ce communiqué n’est aucunement de marquer un soutien politique quelconque mais bien de dénoncer un nouveau cas de non-respect des règles constitutionnelles. Pour rappel, les images et vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux, médias et d’autres citoyens riverains de la zone de l’incident font état que des véhicules de la compagnie mobile d’intervention et de sécurité (CMIS) ont brutalement pris à parti le cortège emmené par Monsieur Dalein. Sans raison légitime ni sommation, ceux-ci ont à plusieurs reprises percuté son véhicule avant de le forcer à l’arrêt et le cribler de gaz lacrymogène. Des photographies publiées par les médias sont sans équivoque quant à la violence des faits. Il s’agit d’un acte clair d’intimidation à caractère politique. Cela est inacceptable », ont-elles indiqué dans cette déclaration.

Plus loin, les forces sociales de Guinée rappelle que l’article 10 de la Constitution Guinéenne stipule: «Tous les citoyens ont le droit de manifestation et de cortège. Le droit de pétition est reconnu à tout groupe de citoyens. Tous les citoyens ont le droit de former des associations et des sociétés pour exercer collectivement leurs droits et leurs activités politiques, économiques, sociales ou culturelles. Tous les citoyens ont le droit de s’établir et de circuler sur le territoire de la République, d’y entrer et d’en sortir librement».

Aux dires de ces activistes de la société civile, le récit des faits perpétrés à l’encontre du cortège du chef de file de l’opposition samedi dernier démontre à nouveau la fébrilité du respect de la Constitution.

Pour elles, cela représente une menace grave pour l’Etat de droit et les principes démocratiques de base.

Poursuivant, elles réclament que l’enquête ouverte par le procureur auprès du TPI de Dixinn soit conduite au-bout et ne ressemble pas aux autres enquêtes.

«Nous exigeons que les responsables soient sortis de l’ombre, jugés, que le nécessaire soit fait pour que pareils cas de brutalité deviennent définitivement choses du passé et que les unités de maintien de l’ordre cessent d’obéir à des ordres délibérément illégaux des pouvoirs civils. Les pouvoirs passent, mais l’Etat et la Nation demeurent. Les Forces Sociales de Guinée ne toléreront et ne laisseront passer aucune violation, peu importe l’entité concernée, car le droit est impersonnel et que tout groupe de citoyen peut être concerné à tout moment », ont-elles conclu.

Mamadou Aliou Barry pour Aminata.com
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