« Rien ne va à Beyla, nous souffrons ici », s’est plaint par certains jeunes de la préfecture de Beyla au micro de notre envoyé spécial dans la Région forestière la semaine dernière.

S’en expriment des réalités dont sont confrontées les populations de la préfecture de Beyla, les témoins  n’ont pas mâché les mots pour dénoncer la persistance de la souffrance des habitants de cette localité.

Djiba Donzo, Responsable de la jeunesse a commencé par nous dire qu’il y a manque d’emploi  depuis le départ de Rio Tinto. La jeunesse est  frustrée pour le départ de cette société. Le chaumage a beaucoup progressé.

« Même pendant Rio Tinto la jeunesse n’avait pas comme ça accès à l’emploi. Le départ de Rio Tinto  a aggravé la situation en plus le banditisme s’est augmenté, cela nous inquiètes beaucoup », a-t-il déploré avant de poursuivre qu’ils sont exposés à l’insécurité. La police a un effectif insuffisant par rapport à la population.

Concernant la progression de la jeunesse de Beyla. Il nous a laissé entendre qu’on ne peut pas parler de cela, parce qu’il n’y a pas d’activité. Selon lui, c’est quand il y a activité, des entreprises ou des opportunités d’emploi qu’on peut parler de progression, mais malheureusement, il y a n’a pas.

  1. Donzo a profité de l’occasion pour dénoncer le casse tête suite à l’enclavement des routes.

Pour lui circuler même à moto à Beyla c’est des problèmes. Il a rappelé que Beyla est une ville agropastorale. La ville a des marchés hebdomadaires. Pour avoir accès à ces marchés c’est tout à fait un problème. Donc Beyla est complètement enclavé. Beyla-Kankan les citoyens peuvent faire 48  à 72 heures en cour de route.  Beyla-Sinko qui est une grande zone de commercialisation, pour être à ce lieu de 56 kilomètre, il faut prendre 5 à 6 heures du temps. Beyla à la frontière de la  Côte d’Ivoire qui est de 60 kilomètre c’est tout un casse tête.

« Nous sommes complètement enclavés. Même si la ville n’est pas bitumée mais au moins s’il y a des machines qui sont là à gratter les rues ça peut nous soulagés. Mais c’est le contraire, donc nous ne faisons que vivre dans le calvaire », a-t-il déploré.

Cet autre citoyen Moussa Sangaré, diplômé en biomédical a appuyé les propos avancer par son prédécesseur. Il a dénoncé aussi que la plupart des jeunes de Beyla sont au chaumage. La seule société qui était à côté d’eux Rio Tito, depuis que ses travaux ont été bloqués, leurs frères qui travaillaient là-bas sont venus s’ajouter à eux dans la ville.

« Donc actuellement rien ne bouge.  Nos parents sont vieux,  on n’a pas quoi  faire pour les venir au secours financièrement. Donc je peux dire que nous sommes dans le désespoir », a-t-il indiqué.

Cette population est souvent victimes des fausses promesses tenues par des politiciens qui viennent les nourrir des espoirs irréalisables à l’approche des élections.

« A l’approche des élections vous allez voir des gens qui viennent soit disant qu’ils vont électrifier la ville ou faire quelque chose de concret. Tout cela est une façon de nous tromper. Parce que vous verrez après l’élection ces mouvements disparaissent. Donc c’est juste une façon de convaincre les gens de voter pour eux, après avoir voté pour eux, tous les systèmes seront bloqués en même temps. Nous sommes en plein obscurité, il y a pas de route,  pas de courant, l’eau on en parle pas. Rien ne bouge ici à Beyla », a dénoncé M. Sangaré.

A cette occasion, ces jeunes ont tenu à lancer un appel aux autorités du pays. Ils ont envi que les dirigeants regardent  la jeunesse et la ville de Beyla, c’est une ville historique. Tout ce qu’ils peuvent ajouter, c’est de reconnaitre d’avoir regretté de quelque chose.

«  Nous on nous a dit quand Rio Tinto était là, le gouvernement guinéen a bénéficié 700 millions de dollars mais nous on n’a pas bénéficié de ça. Quand nous prenons les autres zones minières, les actions qu’ils bénéficient par rapport à Beyla, nous nous bénéficions rien. Ce que nous pouvons dire qu’on a bénéficié c’est le centre de formation professionnel qui n’est même pas équipée », a révélé le responsable de la jeunesse.

« Vraiment nous nous souffrons à Beyla. Tout ceux qui vous dirons que ça va à Beyla c’est le contraire. Il y a rien ici, les jeunes sont en chaumage », nous a-t-il conclu.

Ibrahima Sory BARRY nous revient de Beyla

Tel : +224-654-79-50-63

 

 

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