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Bailo Teliwel Diallo aux jeunes de Labé: « La Guinée a obtenu sa souveraineté étatique et pas celle intellectuelle »

Invité par le COSAMOUV a animé une conférence en marge de la célébration du 2 octobre sur l’héritage politique de Sékou Touré, l’ex ministre de l’enseignement supérieur Bailo Teliwel Diallo a tenu en haleine les jeunes.

Sur la question des langues nationales que Sékou a inséré dans les programmes scolaires à partir de 1965, Mr Teliwel a expliqué :

« Les langues nationales pour Sékou Touré, c’était un problème politique, si l’on dit en exemple que la langue du pouvoir c’est le français, d’une façon ou d’une autre on met le pouvoir à la disposition de ceux qui parlent français.

Sékou a voulu que les langues nationales soient écrites, enseignées et insérées dans les programmes d’enseignement… »

Sur la question de la corrélation État/Religion, le conférencier s’est employé à ressortir deux dimensions nodales, d’abord celle de la foi en tant que conviction personnelle soumise au choix personnel d’un individu et la religion en tant que système de valeurs qui transcende la volonté personnelle d’un être.

« Il y a des politiques sous-jacentes à la religion »,  dira-t-il pour appuyer son raisonnement.

Bailo Teliwel Diallo a aussi abordé le marxisme de Sékou Touré et pour l’occasion a cité le grand syli: « Nous adoptons le matérialisme historique mais rejetons le matérialisme philosophique… »

L’ex ministre a assuré que ces propos n’étaient guidés par une quelconque nostalgie estimant vouloir que des faits de l’homme du 28 septembre 1958 que les guinéens puissent capitaliser ce qui peut l’être en améliorant les insuffisances et en changeant radicalement les impaires.

Pour finir, le promoteur de l’Agro numérique rural s’est dit choqué par la façon dont les intellectuels et universités guinéennes ont géré le legs de Sékou Touré.

Il a déploré le fait que l’Afrique ne célèbre ses héros que sur le tempo dicté par l’ancien maitre colonial, prenant exemple sur trois cas précis : Mandela, Sankara et Nkrumah.

Pour lui, tout ce que nous savons de ces hommes et ce que l’occident nous en dit et nous refusons de faire l’effort de les comprendre et de mieux les appréhender et de gérer leur héritage.

Dans cette courte  »révolte », Bailo Teliwel Diallo a estimé que la Guinée a son souveraineté étatique mais pas celle intellectuelle.

Ousmane K. Tounkara, correspondant d’Aminata.com

Apropos Alpha Oumar Diallo

Alpha Oumar Diallo est journaliste de formation. Issu de l'Institut Supérieur de l'Information et de la Communication (ISIC), ce jeune pétri de talents et d'objectivité a travaillé dans de nombreuses rédactions en Guinée et a collaboré avec de médias étrangers. Passionné de l'écriture, il traite régulièrement des sujets d'actualité en toute impartialité et fait des analyses objectives.

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