Selon nos informations généralement bien informées, la Société Minière de Dinguiraye (SMD) s’apprêterait à débloquer dès ce mois de janvier 2018, les montants alloués à la Préfecture de Dinguiraye ‘’en catimini’’ pour disent-ils financés 15 projets. Pourtant, de multitudes avertissements ont été lancés à l’endroit des départements Ministériels concernés notamment, les Ministères de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation et celui des Mines et de la Géologie mais aussi au niveau de la SMD afin que cet argent soit gelé jusqu’à la mise en place d’un conseil préfectoral de développement (CPD) crédible.
‘’Mais malheureusement les gens s’hasardent contre toute velléité à faire le décaissement desdits fonds’’, a déploré un responsable de la direction préfectorale des mines basé à Dinguiraye. Donc, pour ce cadre, cette posture de la SMD va en droite ligne avec l’ancienne pratique qui est de détourner cet argent des communautés sans une réalisation aucune.
Le Député uninominal de cette circonscription électorale, Dr Fodé Amara Bocar Maréga fait partie de ceux-là qui se sont battus pour éviter que cet argent ne soit libéré jusqu’à l’obtention des personnes crédibles. C’est pourquoi depuis l’annonce de cette nouvelle, il ne sait plus à quel responsable se vouer : « c’est une déception totale, d’entendre que la société minière de Dinguiraye entend débloquer l’argent pour financer 15 projets en ce mois de janvier. Pourtant, l’argent devrait être bloqué jusqu’à ce qu’on arrive à mettre en place un conseil préfectoral de développement (CPD). Les responsables de la SMD disent que leur Directeur Général a décidé de financer 15 projets en ce mois de janvier alors que les élections communales c’est pour le mois de février prochain ; Pourquoi ne pas attendre la mise en place de nouveaux dirigeants légitimes. L’on se demande de quels projets il s’agit, peut être ça doit être des projets budgétivores pour pouvoir utiliser l’argent », a-t-il dénoncé.
Pour le parlementaire, il fallait attendre après les élections communales pour avoir des équipes dirigeantes crédibles élus pour financer les projets communautaires.
De son côté, le Secrétaire Général chargé des collectivités locales de la Préfecture de Dinguiraye, Faust Dopavogui dit être bleu dans cette situation : « les autorités préfectorales n’ont pas été associés ni de près ni loin de ce financement dont il s’agit. Quand même nous avons appris que certains entrepreneurs ont été appelés par les responsables de la SMD pour obtenir des virements bancaires. Mais cette fois-ci, on n’est pas associé à une quelconque gestion », a-t-il indiqué.
A la question de savoir s’il a une idée sur le montant qui doit être débloqué. Il dit : « je n’ai aucune idée sur le montant qui doit être débloqué, encore moins sur les projets. Toute la situation se trouve avec les entrepreneurs qui ont bénéficié les marchés et la SMD. C’est seulement lors du paiement du suivi c’est-à-dire au SPD (au service préfectoral de développement ndlr) que nous sommes informés que telle entreprise ou telle autre a été payée par la SMD. C’est pour vous dire qu’on a plus de contact avec la SMD. Elle traite directement avec les entrepreneurs maintenant », a-t-il regretté.
Plus loin, Faust Dopavogui de rappeler dira : « On avait dit qu’en 2018, le montant qui devrait être payé est de 0,5% (du chiffre d’affaire de la production de cette société ndlr) et on ne connait pas le montant qui est là-bas. C’est pourquoi nous devons envoyer une mission à Léro pour demander le montant exact », a-t-il affirmé.
Etant donné que les anciens présidents des délégations spéciales sont en compétitions pour revenir aux affaires, les communes rurales sont gérées par les secrétaires généraux qui assurent l’intérim. Donc, ils assurent les affaires courantes. Ce sont eux qui doivent payer le personnel. Mais, ils ne doivent pas faire de grandes dépenses. La question qui taraude les esprits est de savoir qui va contrôler la gestion des gros montants qui devraient dans les conditions normales être destinées aux collectivités locales (principales bénéficiaires).
Affaire à suivre…
Oumar M’Böh pour Aminata.com
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