Une manifestation contre l’augmentation du prix du carburant secoue l’Angola depuis lundi 28 juillet 2025. Des commerçants étrangers notamment des guinéens basés de ce côté ont payé les frais de cette contestation. Contacté ce mardi 29 juillet 2025, cette victime du nom de Yaya, résidant au quartier Kalemba2 dans la capitale Angolaise a expliqué ce que les commerçants étrangers subissent depuis hier dans ce pays lusophone.
<< Dans la journée d’hier, il y avait eu un grand pillage de boutiques et magasins au niveau de ce marché là où nous sommes. C’est le gouvernement angolais qui avait autorisé la population de se manifester contre l’augmentation du prix du carburant à la pompe sans pour autant encadrer la manifestation. Il y a eu beaucoup de pillages. Ils ont gâté 4 à 5 boutiques appartements à des guinéens. Des magasins appartenant à des Indiens, Libanais et Chinois ont également été saccagés. Ma place avait été aussi gâtée, mais, par l’aide de Dieu, j’ai eu un grand secours, seulement les portes ont été gâtées, ils n’ont pas pu envoyer les objets. Cette place contenait des téléphones, mais les gens m’ont beaucoup aidé >>, a-t-il fait savoir.
Et notre interlocuteur d’ajouter. << Mais, il y avait une place d’un voisin ici, ils ont tout emporté sans rien laissé. Hier de 8h à 15h, nous n’avons vu l’intervention d’aucun policier ici. C’est nous qui étions en train de se secourir partout où une place est attaquée, et c’est ce qui a sauvé plusieurs boutiques. Il y avait une grande place d’un indien ici, c’est à 11h qu’ils ont commencé à la saccager, jusqu’à 16h, ils n’avaient pas terminé de vider la marchandise. Toutes les grandes places qui étaient dans le marché ici, rien n’a été épargné, ils ont tout saccagé notamment des supermarchés. Mais aujourd’hui, heureusement, le gouvernement a déployé des agents de maintien d’ordre sur le terrain. Là où je suis maintenant là, je suis arrêté avec la police qui en train de veiller au grain, personne n’ose sortir sur la route pour se manifester >>, laisse-t-il entendre.
Il termine en invitant tous ses compatriotes à la prudence.
<< Ce que je demande à nos compatriotes commerçants basés à Angola ici, que chacun soit prudent. Car, les gens ont compris ici que partout où tu es, si c’est chez quelqu’un, sache que tu n’es pas en sécurité. Parce que moi personnellement, hier c’est Dieu qui m’a sauvé, s’ils touchaient le contenu de ma place, ils m’auraient débarrasser de ce que j’ai cherché pendant mes 10 années à Angola ici >>, a-t-il conseillé.
Il est à signaler qu’au moment où nous réalisons cet entretien, certains commerçants étaient enfermés dans leurs boutiques.
Bah Mamadou Baïlo pour Aminata.com



