Le ministre d’état à la justice a profité d’une rencontre avec la presse pour revenir sur le cas épineux des enfants de Mody Nouhou Barry “séquestrés” en France. Me. Christian Sow a longuement expliqué l’évolution de ce dossier judiciaire. Nous vous proposons la réaction du garde de sceau:

 

C’est une vielle affaire, et je ne connaissais même pas monsieur Barry. M. Nouhou Barry avait envoyé sa femme en France avec ses deux enfants auprès de sa belle-sœur qui est mariée à M. Marie. Malheureusement, cette dame est décédée en France. Je pense qu’il s’est posée au sein de la famille, une question immédiate : ‘’que devons-nous faire des enfants’’ ? Parce que M. Barry était fonctionnaire au Kenya auprès du haut commissariat des droits de l’homme. Donc ce décès était inattendu, immédiat et il fallait trouver une solution. La famille a dû certainement parlé des probables solutions. Mais ce qui m’intéresse dans l’examen de ce dossier, c’est qu’ils ont saisi la Justice française pour trancher les différentes demandes respectives. Il y avait deux éventualités dans ce dossier : soit il amène ses enfants; soit ils ont un accord amiable qu’ils signent entre les parties pour dire ‘’je vous confie les enfants’’ et que le juge homologue ou bien c’est le tribunal qui tranche. Et c’est le tribunal qui a tranché dans cette affaire. Il y a eu plusieurs décisions, jusqu’à cette dernière qui est là celle de la cour de Railly

 

Quand M. Barry est venu à la chancellerie me voir je lui ai dit que j’ai besoin des éléments de réponse pour savoir quelles sont les démarches à entreprendre. Il n’a rien dit de clair. Moi, en tant que ministre d’Etat chargé de la Justice, je ne suis tenu qu’à ça pour donner une réponse : soit judiciaire, soit diplomatique ou une réponse humanitaire. Puisqu’il existe une décision judiciaire entre vous et qu’éventuellement les autorités françaises qu’ on a eu à contacter exhibent toujours cette décision, après ça qu’est-ce que vous avez à me présenter ? Je lui ai demandé s’il a fait un pourvoi en cassation contre ce jugement. Les réponses qu’il m’a données étaient floues : ‘’mon avocat”, des trucs comme ça. Je lui ai demandé de m’envoyer la copie du recours en cassation. Je n’ai rien vu jusqu’à ce jour.

 

On m’a toujours opposé cette décision judiciaire de Rennes, et c’est d’elle que se prévalent ceux qui détiennent les enfants. Je lui dis de me dire s’il n’a pas fait recours de pourvoi en cassation. Mais l’Etat guinéen ne peut se substituer à M. Barry pour accomplir ses droits paternels ou pour l’exerce de ses droits paternels. S’il me dit qu’il n’ pas pu payer ses avocats, ce n’est pas honteux ! On saura en ce moment si la voie vers la cassation offre une possibilité exploratoire ou pas. Les décisions judiciaires ne sont jamais cimentées, parce que, ce qu’on appelle en droit, il y a des dispositions dans la législation française qui dit que toute délégation peut faire l’objet d’un changement en cas de circonstances nouvelles.

Mais M. Barry est allé sur certaines radios dire un certains nombre de choses sur le ministre de la justice. Mais je ne comprends pas pour quelle raison je ne pourrai pas l’aider ! Mais je suis tenu à la sécheresse des décisions de justice qu’on m’oppose. Depuis je n’ai pas vu monsieur Barry. J’ai même contacté certains avocats lors de mon déplacement en France, mais je sais ce que ces gens là m’ont dit. Voilà où on en est.

 

Alpha Oumar Diallo pour Aminata.com

alpha.oumar@aminata.com

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