Les fondateurs d’universités privées guinéennes sont en colère contre le gouvernement. Ils réclament le paiement des arriérés des salaires pour les boursiers de l’Etat orientés dans leurs institutions.

Selon le fondateur de l’Université Nongo Conakry (UNC), la fermeture des universités privées ce mardi 23 mai 2017 est consécutive au non-respect par le gouvernement du contrat qui lie les deux parties. Depuis février 2016, explique Mamadou Cellou Souaré, la Chambre représentative des universités privées a signé un accord avec le ministère. «Fort malheureusement», regrette-t-il, l’Etat n’a pas respecté son engagent. «Notamment, la signature des contrats de la promotion 2015-2016 et aussi les paiements pour les boursiers de l’Etat», a-t-il précisé, avant de déclarer ne pas savoir à combien s’élèverait ce montant à ce jour.

«Les boursiers de l’Etat sont dans nos murs. Nous payons les enseignants qui dispensent les cours. Le gouvernement refuse de nous payer. Chaque fois ce sont des promesses qui ne sont pas tenues. Nous sommes en manque d’interlocuteurs au ministère de l’enseignement supérieur».

Les boursiers de l’Etat, selon Souaré, représente 80% des effectifs dans le privé. Récemment, le ministère de l’Enseignement supérieur  a souhaité revisiter des contrats de Licence 3 et 4 déjà signés.

A en croire les résultats du dernier recensement biométrique des étudiants réalisés par le ministère de l’Enseignement supérieur sur  ‘‘les 52 051 étudiants’’ que comptent les universités privées, 32 976 sont fictifs. Alors que les contrats officiels de 2011 à 2015 font état de 25 711 étudiants boursiers de l’Etat.

Abdoul Malick Diallo
+224 655 62 00 85
dialloabdoul110@gmail.com

PARTAGER

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here