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Dans quelques heures, l’on va savoir le décompte final des législatives. Si tout va bien. En attendant, il y a à retenir que de la CENI à la Cour suprême, les documents et autres recours élaborés sur les législatives auront pris plus de temps que l’on ne pouvait l’imaginer.
A la CENI, après tous les exercices de décomptage et de récapitulation et même de manipulation des PV déposés, les résultats, de l’avis de l’opposition politique ne refléteraient pas les suffrages exprimés par les électeurs.
Faut-il rappeler que la mouvance présidentielle s’en est tirée avec un pourcentage qui lui donne une bonne longueur d’avance sur la partie adverse.
Le souci d’ouvrir une nouvelle compétition entre les deux camps, pour rafler la majorité absolue en convoitant les quelques petits partis auxquels il sera attribué à chacun un député, n’aura pas suffi pour accepter les talents d’équilibriste de cette CENI dont les objectifs visés sont loin d’aller dans le sens du respect  du droit.
C’est ainsi que tous les documents apocryphes et authentiques seront transmis par la CENI à la Cour suprême dont le labyrinthe reste d’autant mystérieux que pour s’en sortir, l’institution judiciaire trouvera nécessaire de prolonger de quatre jours  le temps qui lui est légalement  accordé. Comme pour mettre en évidence l’ampleur des confusions et la délicatesse du jugement à porter sur les travaux bâclés de la CENI. Qu’est-ce que la Cour suprême va-t-elle nous sortir de son chapeau ce soir ? Un pigeon blanc ou un lapin doré ? Ou une nouvelle  hache de guerre ?
Les Guinéens sont à l’attente, anxieusement et avec la ferme détermination d’apprécier les résultats officiels qui refléteront, en même temps, les qualités réelles de cette Cour suprême dont on dit être la seule institution judiciaire sur qui les citoyens pourraient encore compter. Pour l’opposition politique, devenue incrédule à force d’avoir été abusée, des résultats officiels qui seront proclamés par la  Cour suprême dépendront les décisions qu’elle sera amenée à prendre.
Les troupes de militants sont tenues toujours mobilisées, soit pour louer la Cour suprême soit pour la désavouer. Il n’est demandé  qu’un seul devoir à la cette institution: dire le droit rien de plus. Syma rentrera dans l’histoire avec des palmes, ou en sortira avec des œufs pourris.
Diammouguel, Sambegou: Aminata.com
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1 COMMENTAIRE

  1. ceux qui pensent que le droit ne sera dit que lorsqu’il va dans le sens de leur volonté seront surpris.Le droit n’est pas acquis à la volonté de quelqu’un comme l’opposition guinéenne veut limiter la définition du droit et de la démocratie à sa volonté.Elle peut aller trouver la bonne définition du droit (dire le droit) et de la démocratie.

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