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Des activistes de la société civile guinéenne outillés sur l’observation des procès
Des activistes de la société civile guinéenne outillés sur l’observation des procès

Kindia: des activistes de la société civile guinéenne outillés sur l’observation des procès

Le Haut commissariat des nations unies aux droits de l’Homme(HCDH) en partenariat avec la République fédérale d’Allemagne en Guinée a organisé un renforcement de capacité à l’intention des organisations de défense des droits de l’homme sur les techniques de monitoring, de reporting et l’observation des procès du 31 octobre au 2 novembre 2018 à Kindia.

Selon les organisateurs, cet atelier a pour but de donner plus d’impact au travail des acteurs de la société civile en renforçant leurs connaissances des normes internationales relatives aux droits de l’homme, leurs informations et stratégies, ainsi qu’en développant leurs capacités à s’engager concrètement avec le système de défenses des droits de l’homme des Nations Unies.

De façon spécifique, l’atelier vise à Servir de canal efficace d’information et de renforcement du partenariat entre les organisations de défense des droits de l’homme et le HCDH sur le terrain ainsi que les institutions étatiques des droits de l’homme (INIDH et Ministère en charge des droits de l’homme) et les media; Rappeler aux acteurs de la société civile leur rôle dans la promotion et la protection des droits de l’homme; Montrer aux organisations de défense des droits de l’homme les techniques d’enquête et de rapportage sur les droits de l’homme et les familiariser avec les outils de monitoring des droits de l’homme et des procès; Présenter et échanger sur les concepts des droits de l’homme, les mécanismes nationaux, régionaux et internationaux de protection des droits de l’homme; Renforcer les connaissances pratiques des organisations de défense des droits de l’homme en matière des droits de l’homme; Offrir un cadre de réflexion sur les possibilités de coordination et de collaboration entre les acteurs des droits de l’homme dans leurs diversités.

« Les organisations de défense des droits de l’homme sont outillées en matière de monitoring et de rapportage des droits de l’homme; Le partenariat avec les autres intervenants en matière des droits de l’homme est présenté et des pistes de collaborations explorées; Les leçons apprises et les bonnes pratiques en matière de promotion et de protection des droits de l’homme sont partagées; Les standards d’observation des procès sont présentés et expliqués; Les organisations de défense des droits de l’homme mettent en place un cadre de coordination qui présente de façon régulière un rapport sur la situation des droits de l’homme dans le pays; Des synergies en matière de protection des droits de l’homme lors des situations particulières (élections,manifestations publiques, procès) sont discutées; Les modèles d’outils de collecte des données sont distribués aux organisations de défense des droits de l’homme; Les ONG soumettent ensemble et de façon régulières leurs rapports aux mécanismes internationaux de promotion et protection des droits de l’homme », sont les résultats attendus à cours, moyen et long terme.

Dans son discours, Dr Patrice Vahard représentant du HCDH en Guinée a remercié la République fédérale d’Allemagne pour le soutien.

“70 ans après l’adoption de la déclaration universelle des droits de l’homme comme étant le dénominateur commun de nos aspirations à un monde plus humain, plus paisible et plus prospère ensemble, nous continuons à faire reculer les frontières de l’ignorance relativement aux facettes du corpus des droits de l’homme. Bien que des efforts immenses restent à faire ; il devient de moins en moins contestable d’inclure dans la quête des droits de l’homme, les droits
de la femme et de la jeune fille, en particulier aussi bien comme étant des indicateurs de performance que des objectifs spécifiques; et d’établir un lien avec les efforts et initiatives visant à faire avancer le développement durable, la paix et la sécurité”, a-t-il indiqué.

Et le diplomate onusien de poursuivre: “Le choix de nos amis activistes est si diversifié tant géographiquement que de par leurs thématiques exhibe à suffisance l’universalisme des droits de l’homme; aussi bien en ce qui concerne leur remise en cause par certains états et leaders d’opinion; que l’intérêt que ces droits représentent pour des sociétés et individus indépendamment de leur localisation. Face à la montée du repli sur soi ; de l’égoïsme et de la perte des valeurs partagées, la défense des droits de l’homme exige une mobilisation beaucoup plus forte que ne l’exigeait la rédaction de la DUDH il y a 70 ans. C’est en fait ce à quoi nous ramène le prix 2018 des droits de l’homme”.

A l’issue de la rencontre, les participants ont relevé de nombreux défis auxquels font face les organisations de la société civile, notamment, l’accès aux sources d’information, les défis relatifs à la protection et à la sécurité des défenseurs, la protection des témoins, le manque de moyens et de ressources, la protection des données, les défis liés au manque d’expertise.

A la suite de ces constats ils ont formulé de nombreuses recommandations qui sont entre autres, la mise en place d’un réseau national des organisations de défense des droits de l’homme pour véritablement travailler en synergie; le monitoring des élections; la réglementation en matière de maintien de l’ordre dans ’expectative des élections législatives et présidentielles à venir ; Vulgariser la loi sur le maintien de l’ordre; Plaider auprès des autorités pour le renforcer les mécanismes de prévention en matière de maintien de l’ordre; Plaider auprès des autorités pour le cumul des élections en Guinée ; renforcer la communication entre les OCSs, rationaliser et d’harmoniser leurs
méthodes de travail pour plus d’efficacité ; renforcer la présence de l’Etat, des OSCs et de l’INIDH au niveau des mécanismes africains de protection des droits de l’homme.

Les participants s’engagent à partager les informations et les rapports sur le monitoring des droits de l’homme.

Mamadou Aliou Barry pour Aminata.com
(+224) 622 304 942

 

Apropos Alpha Oumar Diallo

Alpha Oumar Diallo est journaliste de formation. Issu de l'Institut Supérieur de l'Information et de la Communication (ISIC), ce jeune pétri de talents et d'objectivité a travaillé dans de nombreuses rédactions en Guinée et a collaboré avec de médias étrangers. Passionné de l'écriture, il traite régulièrement des sujets d'actualité en toute impartialité et fait des analyses objectives.

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