Elhadj Alseny Bangoura, maire de Dubréka lors d'un entretien avec notre rédaction
Elhadj Alseny Bangoura, maire de Dubréka lors d'un entretien avec notre rédaction

Dans un entretien accordé à notre rédaction le maire de Dubreka s’est prononcé sur des projets entamés et encours depuis l’installation des nouveaux conseils communaux. El hadj Alseny Bangoura a rassuré d’abord l’existence de la paix et de la quiétude sociale dans sa localité avant de faire le point sur des projets en cours.

Selon le maire, depuis sa prise de fonction avec son équipe, comme priorités, ils avaient besoin plein de choses comme des écoles, des centres de santé, des routes etc. par exemple relient kilomètre 5 et la ville de la commune urbaine.

« C’est pourquoi dès la mise en place du conseil communal, nous avons inscrit dans nos priorités le plan développement local que nous avons adopté. A travers ça, il y a eu Plan d’Investissement Annuel. Donc, si on est inscrit dans ce plan c’est pour les priorités. Nous avons l’école d’où nous avons construit 90%, douze classes dans les quartiers, trois classes à Dar-salam, trois autres classes à Tanènè. Nous avons également commencé la construction d’un marché, il est 80% à Keitaya, ça c’est de nos propres ressources », a indiqué El hadj Alseny Bangoura.

Poursuivant son intervention, il a fait savoir que dans le cadre du financement l’ANAFIC, ils ont bénéficié la construction de deux équipements, à savoir le centre de santé qui a commencé il y a un mois, il est à 50%.

« La route aussi a démarré, mais avec les pluies, nous sommes un peu septiques, on se dit, il faut le faire maintenant ou il faut attendre. En tout cas l’entrepreneur est là, il est prêt, il a tout à sa disposition pour faire démarrer les travaux. Donc, nous sommes en train de faire des études avec des gens pour voir s’il faut démarrer maintenant ou s’il faut attendre ».

« Pour faire ça, on n’a pas eu d’appui, on a fait de nos propres moyens, il ne reste que l’appui que l’ANAFIC a fait pour l’ensemble des communes de la république pour la financement de certaines infrastructures ».

A cette occasion, le maire a énuméré des difficultés dont ils sont confrontées : « Les difficultés sont énormes, nous nous vivons d’impôt. Ces impôts, c’est ce qu’on appelle des recettes. Donc, on a beaucoup de difficultés à faire comprendre aux contribuables la nécessité de payer ces impôts ».

« C’est ce qui fait que les entreprises qui ont commencé les travaux pour des infrastructures reçoivent difficilement leur argent. Donc, nous sommes obligés parfois d’attendre jusqu’à ce qu’ils payent pour que leur travail soit dans le délai. Mais nous avons tiré des leçons, on a compris que s’il y a cette difficulté c’est parce qu’il y a un manque de sensibilisation, donc, nous nous sommes dit qu’il faut cette sensibilisation, comme ça l’année prochaine si Dieu le veut bien nous commencerons par ça pour que les gens acceptent de payer l’impôt ».

Ibrahima Sory BARRY pour Aminata.com

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