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Le Parquet Général de Conakry a animé une conférence de presse le vendredi 7 juillet, à la Maison de la Presse. Cette rencontre avec les hommes de médias avait 4 points à l’ordre du jour dont entre autres, la recrudescence de la criminalité, la situation des dossiers sur la traite des personnes humaines, le bilan des dossiers criminels jugés par les Tribunaux de Premières Instances (TPI) du ressort de Conakry ainsi que le compte rendu de la réunion du Parquet général avec les Chefs de quartiers de la Commune de Kaloum.

Pendant plus d’une heure, les conférenciers composés d’Avocats et de Procureurs de la République ont parlé de la question de la criminalité qui est devenue galopante ces derniers temps dans la capitale Conakry, en particulier dans le quartier Lambagni commune de Ratoma. Face à cette situation les autorités judiciaires ont pris de nouvelles mesures pour freiner ce fléau.

Selon le Procureur général du Tribunal de première instance de Dixinn, Sidi Souleymane Niaye : « les crimes commis dans l’intervalle mai-juin au quartier Lambagni, sont des crimes qualifiés de plus grave du code pénal. Des crimes qui ont inquiété non seulement les services de police, de gendarmerie, le parquet général, mais aussi et surtout l’opinion nationale. Il a été commis des meurtres, des assassinats, d’incendie volontaire. D’abord, la découverte du corps de Thierno Boubacar Diallo ; ensuite du lynchage d’Adama Oularé ; l’assassinat de Djiba Keita et la découverte du corps de Mariama Cissé, une mineure de 2 ans », a-t-il cité.

Autre sujet abordé par les conférenciers est celui relatif à la traite des êtres humains par des réseaux constitués à cet effet en République de Guinée, ayant en relation avec certains pays arabes. Le procureur général du tribunal de première instance de Mafanco, Aly Touré a expliqué cette pratique et a donné le nombre de cas déjà enregistrés dans les différents tribunaux. :« On a remarqué qu’il existe maintenant en Guinée des réseaux formés spécialistes de recrutement, d’embarquement et de transport des êtres humains en général des jeunes filles vers les pays arabes. Ces jeunes filles arrivées à destination, elles sont non seulement dépourvues de leurs documents de voyages mais aussi elles sont utilisées dans des ménages, des sociétés dans des conditions inhumaines. Où, elles travaillent de 6h du matin à 20h le soir sans aucun repos. Aujourd’hui, ces cas sont enregistrés et au tribunal de Mafanco, et à Kaloum mais aussi à Dixinn ».

Depuis Février 2017, des nouvelles mesures ont été prises par le Ministère de la Justice garde des sceaux, celles liées à la décentralisation des dossiers criminels qui sont jugés par les tribunaux de premières instances.

Pour le procureur prêt du parquet général de Conakry, Kairaba Kaba cette réforme a eu un impact très positif, car, plus de cent dossiers criminels ont été jugés et leurs décisions ont été rendues.

Le procureur général de la république, Moundjour Chérif a saisi cette occasion pour demander aux citoyens d’éviter de se rendre justice eux même mais plutôt d’avoir confiance en la justice.

Oumar M’Böh pour Aminata.com
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mbooumar@gmail.com

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