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L’on ne cessera jamais de le dire: l’ennemi de la Guinée, ne sont autres que des guinéens. Surtout ces soi-disant ‘‘grands intellectuels’’. Eux qui préfèrent les étrangers s’enrichir des richesses du sous-sol guinéen au détriment de leurs compatriotes.

Les lignes qui suivent vous en disent long sur comment des ministres de 1997 à 2013, c’est-à-dire du temps Conté au temps Condé, ont tripatouillé le secteur des mines. Le cas Simandou, notamment.

Officiellement, la pre mière société qui obtient le droit d’opé- rer sur le site de Simandou est la société RTZ Mining. Une société junior à l’image de Halco, l’autre société junior qui forma après la CBG (la Compagnie des bauxites de Guinée) le plus grand employeur après l’Etat guinéen depuis 1973.

La RTZ mining avait obtenu les 4 blocs de Simandou pour seulement trois (3) ans d’exploration. Mais après, que s’est-il réellement passé ?

En 2000, alors que le permis des 4 blocs de Simandou arrivait à expiration, l’on a assisté à la première magouille des cadres guinéens, qui ont transféré automatiquement les 4 blocs à la société SIMFER SA, filiale de Rio Tinto soutenu par le groupe de la banque mondiale à travers la SFI qui obtient 5% des actions de Rio Tinto dans les opérations à Simandou.

 
Rio Tinto quant à elle a gardé les 95%   des actions sur le Simandou.
Le ministre guinéen des Mines en 2000 n’a pas expliqué à l’Assemblée nationale qui ne lui a   même pas demandé à savoir comment la RTZ Mining s’est transformée en Rio Tinto (une société senior) ? Cette question a toujours trompé les Guinéens dans leur majorité.
Pourtant,   des spécialistes savaient pertinemment que la société RTZ Mining ou le Rio Tinto devrait rétrocéder les blocs 1 et 2 à l’Etat guinéen depuis cette année 2000 lors du premier renouvellement   des permis de RTZ Mining transformé à Rio Tinto sans aucune forme de transfert
En 2002, seul le code minier guinéen de 1995, Rio Tinto devrait faire la rétrocession toujours des 2 blocs des 4 de Simandou qui échappent aux guinéens dans leur ensemble. Cette rétrocession n’a jamais eu lieu.   Et ce fut un silence de mort.
Le ministre guinéen qui était là en 2002 a laissé cette opportunité échapper à ses compatriotes. Osons nommer   les ministres Facinet Fofana et Ibrahima Soumah. Seuls responsables donc de cette façon de faire profiter une compagnie minière au détriment des intérêts de la Guinée.
Dr Alpha Mady Soumah qui succède à Ibrahima Soumah qui devient plus tard consultant pour Rio Tinto.   Le ministre Docteur Alpha Mady Soumah a réussi à mettre en place la plus grande reforme du secteur minier guinéen. Une reforme qui le place     d’ailleurs comme le meilleur ministre de tous les temps à la tête de ce département. Cependant, Alpha Mady Soumah se heurte   à Conté et oblige la compagnie Rio Tinto de rétrocéder les blocs 1 et 2 de Simandou avant que la compagnie n’ait introduit une demande de concession sur les 1, 2, 3, et 4 de Simandou long de 120 km et soit 739 km2  : problème, sans étude   de faisabilité, sans les capex et les opex et sans résultat   à part le pic de fon, une petite partie se trouvant au bloc 4 à Beyla où la société Rio Tinto a découvert 2.5 milliards de réserves de fer en Hématite.
Dr Alpha Mady Soumah a toujours soutenu au prix de son fauteuil qu’il fallait donner la concession à Rio Tinto par respect que sur la partie où il y avait des résultats.   C’est à dire au 4ème bloc.   En toute évidence parce qu’on ne doit pas donner une concession minière à une société sans connaître les résultats du sous-sol. Surtout que la société Rio Tinto n’avait pas honoré ses obligations contractuelles   en 2000, en 2002 et en 2004. Rio Tinto n’avait même pas fait planer l’idée d’une rétrocession de la moitié des 4 blocs de Simandou.
Au prix de son effort et de son entêtement, Dr Alpha Mady Soumah a été terrassé pour avoir révélé la non rétrocession par Rio Tinto des deux (2) blocs de Simandou et a été remplacé aussitôt par Dr Ahmed Tidiane            Souaré en 2005.
La situation a toujours demeuré de 1997 en 2004. La   société Rio Tinto a échappé à 4 fois la rétrocession des 2 blocs de Simandou.   Seul Facinet Fofana, parrain de Rio Tinto et Ibrahima Soumah employé de Rio Tinto savent le secret au détriment des intérêts de la Guinée.
Soutenu par la SFI, une filiale de la banque mondiale qui garde toujours les 5% dans le projet Simandou, la société Rio Tinto a obtenu une concession sur les 4 blocs de Simandou sans étude de faisabilité, sans étude d’impact environnemental et social, sans résultat en 2006.

Arrivée de BSGR

C’est justement 2006 que sa rivale BSGR entre en Guinée.
Les blocs Nord et sud des extrémités de Simandou ont été attribués à BSGR, une société junior   du droit britannique, originaire d’Israël.
Déjà, en 2007 la compagnie BSGR   a découvert les 500 millions de réserves de fer à Zogota pour la première fois. C’est presque l’équivalent de la réserve   au mont Nimba. Aucun guinéen ne pensait à une telle surprise, pourtant réalisée par une société junior dès 2007.
Le succès   de la découverte du gisement de Zogota en seulement moins de 3 ans a permis aux autorités guinéennes poussées par le mouvement syndical et le CIRCAM (comité interministériel de revu des accords miniers) qui venait d’en finir   avec la CBG de recommander l’application   de la rétrocession sur le Simandou en 2007.
Simandou qui a échappé à plusieurs   séries de rétrocession s’est vu dans les mûrs du code auquel il a souscrit   et   la     société Simfer SA a été ainsi   dans cette obligation de rétrocéder   les blocs 1 et 2 de Simandou que la société Rio Tinto aurait pu faire depuis 2000 ou 2002 faute des deux mauvais cadres aux servies des sociétés minières.
En 2008, l’Etat guinéen, fort du succès que BSGR a enregistré à Zogota un site où personne ne s’attendait, a confié de nouveau les blocs 1 et 2 de Simandou à la société BSGR.
En moins de 3 ans également, BSGR parvient à découvrir plus de 5 millions de réserves en septembre 2011 conformément au code minier auquel la société a souscrit avant l’expiration de son permis.
Au moins, l’Etat guinéen sait aujourd’hui l’essentiel de ce qu’il y a dans les sites à Zogota (500 millions de tonnes de réserves) en seulement   3 ans   avec une étude de faisabilité et une concession minière signée en 2009. Et à Simandou dans Kérouané, plus de 5 milliards de réserve de fer découvert entre 2008 et 2011 en moins de 3 ans avec une étude globale de faisabilité achevée en moins de 3ans. Ce, contrairement à sa rivale Rio Tinto qui était à Simandou depuis 1997 et jusqu’à ce jour, la compagnie n’a pas achevé l’étude de faisabilité   globale de Simandou sur le reste des blocs 3 et 4.
Si par erreur, la commission de révision des contrats miniers que dirige M. Nava Touré (un des fruits de la Banque mondiale, directeur général de BERD) mentionne aujourd’hui que les blocs 1 et 2 de Simandou étaient une propriété de la société Rio Tinto. A ce jour, l’on est en droit de se demander si les membres de cette commission du gouvernement de changement sont des guinéens.
S’agissant de la notion du ‘‘joint-venture’’ Un vocable qui échappe à certains cadres guinéens

Le joint-venture est un vocabulaire que certains cadres guinéens ignorent dans le secteur minier   et qui fait perdre des intérêts à la Guinée. sur le plan civil, le joint-venture veut   dire le mariage entre deux sociétés ou deux entités. Sur le plan sociologique, le joint-venture veut dire la formation d’un tout.
Sur le plan minier, des exemples se sont illustrés dans le quotidien du secteur minier guinéen sans que l’on ait compris l’enjeu.
La CBG qui est le deuxième employeur après l’Etat guinéen a été fondée par une société junior appelé Halco (Harvey Alminium corporation). Aujourd’hui, on peut citer dans la CBG, Alcan, Rio Tinto, Etat guinéen, et Moubadala qui a racheté une bonne partie des actions de l’Etat guinéen. Même si   on ne sait trop comment en 2011.
Rio Tinto en Guinée est formée en 1997 par une société junior du nom de RTZ mining. Le transfert du permis s’est fait en 2000 dès lors   la société a pris la dénomination juridique   de Simfer Guinée SA.
En joint-venture, Rio Tinto garde 60% des parts d’action avec une option pour la République de Guinée   d’acheter jusqu’à   20% des parts de Rio Tinto.
La SFI (société financière internationale du groupe de la banque mondiale) garde les 5%, et la chinoise chinalco garde les 35% du contrôle du projet.
La République de Guinée dispose de zéro (0%) dans les actions. Elle a la possibilité seulement d’acheter sa part des actions jusqu’à 20% des 60% de Rio Tinto. Mais   là aussi, à combien  ?
Et pourtant, la compagnie Chalco avait obtenu sa part des actions des 35% en débroussant seulement 1.35 milliards USD à Rio Tinto.
Récemment Chalco choisit Chinalco et revend sa part d’action à une plus value   de 50%.   C’est à dire à 2 milliards700 millions USD.
Chinalco, la société d’Etat de la Chine a racheté   à 2 milliards 700 millions USD les 35% de la part de Chalco dans le projet Simandou. Avec une intention de ne démarrer les travaux   qu’en 2023.
BSGR, une société junior avait mis dans la recherche près de 200 millions USD dans ZOGOTA et Simandou et avait pris des engagements d’expé-dier la première tonne du minerai de fer en fin 2012 et de reconstruire le chemin de fer Conakry-Kankan avant même que BSGR ne soit en joint-venture avec Vale.
Le joint-venture avec Vale a été formé en 2010, BSGR a théoriquement 49% des parts d’actions dans le projet.   Alors que la brésilienne ne garde que théoriquement 51% de Vale qui ont été acquis sur la base de paiement de 500 millions USD cash et garde toujours 2 milliards USD non payés. Les intentions de ce joint-venture fixés à 2.5 millions USD des 51% de BSGR contre 2.7 millions de 35% de Rio Tinto étaient pour BSGR et VALE de former une société commune dont la dénomination juridique est VBG (Vale-BSGR) rendue officielle depuis 2010.
La construction     du chemin de fer Conakry – Kankan à plus de 1 milliards USD en contre partie de l’utilisation du corridor libérien jusqu’à BUCHANAN où l’expédition de la 1ère tonne du minerai, si tout était maintenue en fin 2012. Ainsi que de la création de plus de 100.000 emplois directs et plusieurs centaines indirects.
L’expédition   commerciale, une fois rendu possible, devrait donner à la Guinée plus de 500 millions USD de recettes par an.
Que dire donc   du gouverne-ment d’Alpha Condé qui à sapé tous ces projets dans un musée en s’aventurant avec des thèmes de la corruption et en s’attaquant   uniquement à BSGR en faveur (certainement) de Rio Tinto, même si cette dernière est appuyée par la Banque mondiale qui contrôle les 5% de actions à travers la SFI.
Le gouvernement guinéen ne s’est jamais demandé de savoir comment DELAWAR et SANTULLO ont fait pour introduire Rio Tinto dans ce pays. Et comment cette société a reçu à garder l’intégralité de Simandou de 1997-2008;  comment tous les cadres honnêtes qui se sont opposés à cette mainmise de la société Rio Tinto, perdaient bravement leur poste? Dr Alpha Mady Soumah a perdu son poste de ministre   dans cette opposition. Ahmed Kanté qui voulait défendre   les chinois contre Rio Tinto a fini par perdre son poste.
Cela démontre clairement que si on doit chercher la corruption, il faut aller loin  !!!
En outre, l’analyse de ces deux   joint-ventures   nous montre que l’Etat guinéen doit éviter de jouer la politique de deux poids, deux mesures…

1)- le joint-venture BSGR Vale est de 2.5 milliards USD, dont 500 millions déjà payés cash et il reste un reliquat de 2 milliards que Vale doit à BSGR contre 51%   VALE et 49% BSGR

L’intérêt du joint-venture

a) la construction du chemin de fer Conakry-Kankan aux seuls frais de la société contre le passage du minerai vers le Liberia
b) la production commerciale rapide dès fin 2012 si tout allait bien pour que la Guinée gagne entre 500 à 600 millions USD dès les premières années de production.
c)  l’emploi prévu était de l’ordre de 100 milles directs et plusieurs centaines indirects

–  2) le joint-venture Rio Tinto SFI, Chinalco, Chalco  :
Le joint-venture Rio Tinto Chalco, Chinalco est de 2.7 milliards USD contre 35% chinalco, 60% Rio Tinto et 5 % SFI, contre un gros point d’interrogation.
–  l’intérêt est de mobiliser aussi les capitaux mais l’inten-tion de produire est fixée en 2023 avec plusieurs centaines de milliers d’emplois là aussi…
Autant donc dire que les cadres guinéens concernés doivent dorénavant ouvrir les yeux et surtout avoir pitié de leurs compatriotes qui n’ont que trop broyé du noir.

Chers lecteurs, à vous de tirer vos différentes conclusions dans ce dossier Simandou à l’image  d’un film western où le plus rapide gagne le terrain. Incroyable mais vrai!
Guineeming

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