Zézé Béavogui, procureur près du Tribunal de Labé
Zézé Béavogui, procureur près du Tribunal de Labé

Dans  la  nuit du  mardi 12 un  mercredi  13, un  véhicule  de  transport de  marque  Peugeot  505 est  tombé  dans  les  griffes de  coupeurs  de  routes  qui  ont  emporté  une  forte  somme  d’argent  tant  en  francs  guinéens  qu’en  CFA et  d’autres  objets  de  valeurs.

L’attaque  s’est  passée  à  Tountouroun et l’opinion  pense  que  les  malfrats  impliqués dans  l’attaque et  qui  ont  pris  la  clé  des  champs  sont  des  criminels  endurcis et  habitués  des  faits qui devaient  être  entrain  de  purger leur  peine  de  12  ans  prononcé le  27  mars 2017 par la cour à  composition  criminelle du  TPI de  Labé  alors  présidé  alors  par  le  juge  Koly Kémo  Camara.

Et si  le  procureur Zézé Béavogui avait  vraiment  libéré les  malfaiteurs ?

Que  des condamnés  à  une  réclusion criminelle à temps de  12  ans que  sont Bano  Sow, Mamadou  Saliou Diallo et Mamadou  Cellou  Diallo se  retrouve en  liberté  et  de surcroit  à  commettre  d’autres  actes  criminels  est  intrigant et  seule  une  sortie  médiatique  du  principal  concerné  Zézé  Béavogui  aurait permis  de  situer  l’opinion.

Ainsi ce  matin  du  14  notre  rédaction et  une  bonne  brochette  de  journaliste ont  rendu  visite au  procureur près  le  tribunal de  Labé,  qui  a estimé  ne peut être  dans  l’obligation  de s’exprimer  à  la  presse avant  de préciser qu’il  est  sur  son  rapport sur  un  ton  particulièrement  irrité.

Sans  démordre  le  panel  de  journalistes  demande  à l’homme avez  vous  libérer des  hommes ? agacé Zézé  finira  par  mettre  à  la  porte  ces  visiteurs.

La  version  du  juge Koly  Kemo Camara

Du  bureau du  procureur , les  journalistes  ont  frappé  à  la  porte  du  juge mais  avant  d’être  reçu par lui, Zézé  Béavogui s’est  invité dans  la  danse désireux  de  voir  la  presse   recevoir  une  fin  de  non  recevoir.

Contrairement  à  cette  volonté, le juge  a reçu la  presse  estimé que  son  travail  s’arrête  au  jugement et après  le  verdict , le  séjour  carcéral est  du  ressort  du  procureur, s’il  avoue avoir  entendu  parler  de  l’attaque  des  jours  derniers, il  est  aussi  ressorti  de  l’entretien  que le  juge  lui-même  craint  pour  sa sécurité  s’il  s’avère  que  ces  bandits  sont  en  liberté .

Dans  quel intérêt Zézé  ne  voulait  pas que  la  presse rencontre  le  régisseur ?

Ne voulant  pas abandonner la  piste de  la  libération  des  malfrats, les  journalistes  ont demandé au  procureur un  document  pour leur  permettre  d’accéder  à  la  prison civile  mais  sur  le  même  ton  de  nervosité qu’il  a  besoin  d’un  document signifiant qu  la  presse  est  partenaire  à son  département au   cas  contraire  de  le  laisser tranquille.

La  visite de  la maison centrale

A  la  maison  centrale ,le  capitaine  Zaoro Albert  Balamou régisseur des  lieux nous  a  reçu  dans  son bureau avec  la  précision  que  son  autorité  est  placée  sous  celle du  procureur et  que  pour  toute visite  de  son établissement  carcéral  il  faut  l’aval  du procureur  Zézé Béavogui.

Aussi, une  chose est  curieuse pourquoi  dans  la  pléiade  de  journalistes  présents  à son  bureau le  procureur  n’a  promis  de  suite  qu’à  Idrissa  Sampiring  Diallo  qui  était  passé  le  voir  tôt  le  matin selon  ses  propres  aveux ?

Piqure de  rappel, c’est  le  27 mars 2018 que Mamadou  Bano  Sow, Mamadou  Saliou  Diallo et  Cellou  Sow ont  été condamnés  à 12  ans  de  prison et  leurs complices Tanou  Diallo et Mamadou  Diallo avaient  été condamnés  par  contumace à  20  ans  de  prison et son  depuis  en   cavale.

Les  trois  présumés  bandits  relaxés  sont  tous  originaire  de  Tountouroun  lieu  de  commission  du  dernier  forfait  à  eux  reprochés.

Ousmane K. Tounkara

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