La grève du SLECG qui a secoué le système éducatif guinéen durant un mois a été suspendu la semaine dernière. Ce lundi 19 mars 2018 était la reprise des cours au niveau de tous les établissements scolaires du pays.  . Dans la ville des légumes, ils étaient nombreux tôt ce matin, élèves et enseignants, à rallier les écoles respectives.  Rencontrées dans la cour, les élèves affichent leurs motivations et engagement, et également ils ont félicité la réussite effective de cette reprise des classes.

La joie, on pouvait lire sur le visage de chacun et de tous. Les élèves sont heureux de retrouver leurs maitres. C’est le cas de Kowo Kadiatou au collège Tafory. « Je suis très heureuse pour la reprise des cours. Voyant les professeurs très motivés, je suis très fière. Pour donner plus de motivation aux enseignants, c’est à nous que cela doit se voir. Nous devons être courageux pour rattraper les cours perdus  d’ici quelques semaines.  Bientôt les examens, on doit beaucoup faire occuper nos formateurs, pour mieux apprendre au près d’eux » a-t-elle dit. C’est le même son de cloche  chez Ibrahima Cissé candidat au baccalauréat unique au lycée franco arabe de Thierno Djibya.

« On est contant de la reprise des classes. Oui. Mais nous  demandons également les enseignants de redoubler les efforts pour combler le trou. Leur point de revendication a été satisfait. A leurs tours, ils n’ont qu’à  faire en sorte que nous aussi nous soyons satisfaits de la qualité de travail. Lors des examens, ils ne prendront  pas compte du non achèvement des cours. Le choix du sujet, c’est de la première partie du programme à la dernière. C’est pourquoi nous devons faire en sorte que le programme scolaire atteint sa fin », s’est-il lamenté.

Coté corps professorat, la satisfaction animait tout le monde. Les salles de classes bien remplie. Ils promettent de resserrer les rangs dans le but de contribuer avec intérêt,  dans la formation des élèves.

«  C’est avec un réel plaisir pour nous de se retrouver en grand nombre avec les collègues. Nous sommes très contant, malgré que nous sommes encore des victimes. Néanmoins ce qui nous intéresse, c’est la formation et l’éducation de la génération future.  Nous, au niveau des écoles privées, au fur et à mesure qu’on avançait dans la grève, on faisait le décompte des heures perdues. Ce qui fait qu’aujourd’hui on a tout un tas des heures non enseignées  que nous allons soumettre aux  enseignants pour une analyse. De savoir réellement les voix et moyens à emprunter  pour les récompenser», dixit Ibrahima Sory Touré au Groupe Général Lansana Conté de Kindia.

Cette grève qui a duré un mois, avait préoccupé plus d’un, les élèves et leurs parents dans la ville de Kindia. On se rappelle toujours des questions que se posaient certains, « est ce que l’école guinéenne ne fera-t-elle  pas cette année une année blanche ».

Après la satisfaction de trois points de revendication du SLECG, les acteurs de l’éducation doivent tous se pencher sur l’élaboration d’un programme de démodulation afin  de rattraper les cours perdus.

Abdoulaye Bangoura correspondant d’Aminata.com

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