Les résultats provisoires du recensement biométrique des étudiants guinéens ont été publiés par le ministère de l’Enseignement supérieur.  L’étude, très controversée, démontre Il ressort de ces chiffres qu’il y a plus des fictifs  qu’il y en ait d’étudiants boursiers de l’Etat dans les universités privées. D’où la confusion, l’étude suscite des controverses.

D’après ces résultats, il y a 52000 étudiants dans toutes les universités privées guinéennes dont 32000 fictifs. Ces chiffres sont nettement supérieurs aux données fournies par la direction de l’enseignement supérieur privé qui fait état de 25.711 étudiants entre 2010 et 2016.

Alors comment se peut-il que le nombre des fictifs soit plus élevé que l’effectif des étudiants boursiers?

Le fondateur de l’université Koffi Annan qualifie le résultat de ‘‘faux’’. «Dans la restitution des résultats, le ministre dit que l’effectif dans les universités privés atteint 52000 étudiants dont 32000 fictifs parce qu’ils n’en ont trouvé que 19000 sur place. Le seul problème avec ça, ce que d’abord, ce résultat est faux, il n’est pas cohérent parce que l’ensemble des boursiers de l’Etat dans les universités privées de 2010 à 2016 est de 25.711 étudiants. Et c’est sur cette base que l’Etat fait de paiement. Autrement dit, le nombre des fictifs serait plus élevé que l’effectif contractuel des toutes les universités privées. C’est insensé, terrible et incohérent».

«L’étudiant fictif étant un étudiant imaginaire comment le cherche-t-on?», s’interroge M. Ousmane Kaba. «Supposons, dit-il, que vous envoyez 100 étudiants dans une école et que vous payez pour eux. Après 2 ou 3 ans vous venez contrôler si les 100  pour lesquels vous payez sont exactement là. Vous faites un controle physique et biométrique. Si vous trouvez 80 étudiants sur place, vous demandez où sont les 20 autres. Si on ne vous donne pas des raisons valables, alors  vous dites qu’ils sont des fictifs. C’est-à-dire ce sont des étudiants qui n’existent pas et pour lesquels l’Etat paie de l’argent.  C’est ça la définition du fictif c’est-à-dire c’est de l’escroquerie pire et simple.  C’est pourquoi nous avons de démêler avec la justice».

Les fondateurs des universités privées n’entendent pas se soumettre à ces chiffres controversés. «Quand le ministre double le nombre de 25 000 à 52000 cela peut être du à une incompétence notoire, et incapacité intellectuelle parce que le travail n’a pas été scientifiquement fait».

De ces chiffres, M. Kaba y voit de «l’incompétence» ou «une propagande politique» qui vise à salir les fondateurs des universités. Et selon lui, «la naissance du parti PADES n’est pas étrangère à cette cabale et à cette calomnie du ministre et du gouvernement».

Dans les 912 milliards FG que représente le budget de l’enseignement supérieur, moins d’un tiers revient aux universités privées. Plus de deux tiers revient à l’enseignement supérieur public. Que fait-on de cet argent?

Abdoul Malick Diallo

+224 655 62 00 85

dialloabdoul110@gmail.com

 

PARTAGER

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here