L’Organisation Guinéenne des droits et devoirs des citoyens (OGDDC)  sous l’appui financier de Swicc Peace a organisé le vendredi 08 novembre 2013 un atelier de présentation des doléances citoyennes aux ministères de la justice, de la sécurité et à celui des droits de l’homme et des libertés publiques à Donka dans  la commune de Dixinn, a-ton assisté.
 

Dans son discours le président de cette organisation a dit que c’est avec  un grand honneur et une fierté non freinte que l’OGDDC adresse ce plaidoyer, fruit d’un travail d’investigation de collecte d’informations, réalisé sur le terrain par les équipes de son organisation, avec pour seul objectif de rendre plus active la politique guinéenne de protection des droits humains.

Poursuivant, il a fait savoir que l’organisation guinéenne des droits et devoirs des citoyens n’a nullement l’intention, par cette activité de collecte d’informations, de remplacer l’Etat, mais plutôt d’attirer son attention sur des préoccupations hautement essentielles des populations relativement à leurs droits imprescriptibles et inaliénables en tant que personnes humaines.

 

« Au demeurant, nous plaidons avec force conviction, à des relations apaisées fondées sur une participation réelle et effective des citoyens dans la définition et l’élaboration des politiques publiques grâce à une refondation des rapports entre des  citoyens conscients de leurs droits et devoirs et un pouvoir politique parfaitement au fait des grand enjeux de l’heure notamment en terme de respect et de protection des droits de l’homme mais aussi de lutte contre l’oppression sous toutes ses formes », a-t-il précisé.

Il est indiqué dans ce plaidoyer qu’en République de Guinée, malgré les progrès extrêmement importants dans la construction des droits de l’homme, des  dysfonctionnements  persistent dans l’exercice de ces droits. « C’est la conclusion à laquelle nous sommes aboutis en procédant au dépouillement de la collecte d’information que nous avons organisée pendant deux mois sur tout le territoire de la République », ajoute-t-on.

Plus loin on signale que dans la période du 16 et 17 Septembre 2013, Une formation de dix-huit (18) animateurs- para juristes sur les concepts de Droits Humains, des obligations des Etats en matière de mise en œuvre des droits de l’homme, et des mécanismes de promotion et de protection des Droits de l’homme et de la Citoyenneté a été organisée pour renforcer leur capacités. Ainsi du 19 au 30 Septembre, nous avons mené un travail d’investigation consistant à la collecte d’informations grâce à des fiches remises à des citoyens guinéens provenant de tous les secteurs d’activités (primaire, secondaire, tertiaire ; cadres supérieurs, cadres moyens, ouvriers, ménagères,  chômeurs etc.), appartenant à tous les âges (18 à 80 ans) et de tous les sexes.

A en croire les auteurs du  document, le sondage s’est appuyé sur quatre axes majeurs : Le sentiment des citoyens à l’égard des chefs de quartier notamment en matière de saisine en cas de contentieux d’ordre pénal, civil, commercial, foncier etc. La perception des citoyens sur le fonctionnement de la justice en République de Guinée.

Les propositions de doléances des citoyens dans le cadre de la réforme de la justice. L’attente des citoyens par rapport au Ministère des droits de l’homme, au Ministère de la Sécurité et au Ministère de la justice.

L’OGDDC sollicite en outre de l’Etat à Investiguer sur le mode de traitement infligé à la personne humaine dans tous les garde-à-vue et prison du pays pour une meilleure distribution de la justice ; Respecter le droit à la santé des prévenus et des prisonniers, leur droit de vivre dans un lieu décent et propre, de se nourrir etc,  Faire des prisons un endroit effectif de correction et de réhabilitation sociale des délinquants ;   Traiter avec justice et équité les prévenus tant dans les procédures à suivre aux tribunaux que dans les garde-à-vue et les prisons .

Mais aussi elle appelle à l’Etat guinéen de Penser à insérer le droit humain dans les programmes scolaires de l’élémentaire pour permettre aux élèves de respecter et de protéger les droits de l’homme et l’oppression sous toutes ses formes, de promouvoir et protéger le droit humain à travers la vulgarisation et sensibilisation sur les droits humains etc.

 

« Pour une meilleure prise en compte de leurs préoccupations, nos concitoyens ont, dans le même ordre d’idées, émis des vœux et des recommandations à l’endroit du Ministère des Droits de l’Homme, du Ministère de la justice et du Ministère de la justice », a-t-on appris.

Hassane2 Diallo et El-Bachir respectivement représentant du ministre d’Etat à la justice et le ministre des droits de l’Homme et des libertés publiques dans cette cérémonie n’ont pas manqué de souligner les violations réplétives des droits de l’homme en Guinée mais aussi le dysfonctionnement de la justice guinéenne.

Plus loin, ils ont appelé d’une synergie d’action pour le respect des droits de l’homme en Guinée.

Hassane2 Diallo a promis que son département validera les recommandations se trouvant dans ce plaidoyer en tenant compte dans la reforme de la justice.

Pour sa part, Abdoulaye Diallo directeur pays de Swicc Peace, après avoir apprécié le document, a annoncé la mise en place prochaine d’un forum civilo-militaire dans lequel l’OGDDC sera membre.

 

Mamadou Aliou Barry pour Aminata.com

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