Dans le cadre de la campagne des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre lancé en Guinée le 26 novembre dernier, le système des nations unies a organisé une conférence débat lundi 10 décembre 2018 à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry.

Pendant plusieurs heures, les panélistes composés d’activistes de droits de l’homme comme Moussa Yero Bah, Madame Yansané Fatou Baldé, Hadja Idrissa Bah des filles leaders de Guinée, des officiers de l’Office de protection du genre de l’enfance  et des mœurs ont largement expliqué aux étudiants c’est quoi “la violence”  ses causes et conséquences avant de donner des approches de solution.

Selon les responsables de l’Office de protection du genre de l’enfance  et des mœurs, plus de sept cent cas de viol ont été enregistrés en Guinée depuis 2009.

Au terme de la rencontre, Lionel Lorens directeur pays programme des nations unies pour le développement (PNUD) s’est réjoui de la qualité des débats.

Aux dires de ce diplomate, le système des nations unies a voulu susciter un débat entre sur un thème de société à la fois brûlant, contemporain et qui est au cœur des obstacles d’une Guinée prospère et inclusive.

Nous avons invité des activistes, des personnalités extraordinaires qui sont venues témoignées leur lecture de cette problématique. Elles ont partagé des réflexions et elles ont fait des recommandations concrètes pour que tout un chacun puisse agir pour arrêter ce fléau. Les statistiques au niveau mondial sont assez parlantes. Une femme sur trois a subi dans sa vie, une violence. Soit une violence sexiste ou des violences sexuelles. Ici en Guinée, les statistiques sont beaucoup plus élevées. Cette situation est inacceptable. Il est donc important que nous tous, puissions sensibiliser sur cette problématique et que nous puissions identifier des axes d’action qui vont nous permettre d’agir individuellement et collectivement”, a-t-il souhaité.

Mamadou Aliou Barry pour Aminata.com

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