Guinée : le Président Mamadi Doumbouya crée un Escadron de drones militaire
Le président de la transition, le général Mamadi Doumbouya, a annoncé la création d’un Escadron de drones, une nouvelle unité militaire placée sous l’autorité directe du chef d’état-major général des armées. L’annonce a été rendue publique ce lundi 22 juillet 2025 à travers un décret lu à la télévision nationale guinéenne (RTG).
Cette décision s’inscrit dans une dynamique de modernisation et de renforcement des capacités opérationnelles des forces armées guinéennes. L’Escadron de drones aura pour mission de mener des opérations de surveillance, de renseignement, et éventuellement d’appui tactique dans des zones sensibles ou à haute valeur stratégique.
Une réponse aux défis sécuritaires contemporains
Avec l’essor des technologies militaires et les menaces sécuritaires croissantes dans la sous-région ouest-africaine notamment liées au terrorisme, à la criminalité transfrontalière et à l’orpaillage illégal l’introduction de moyens aériens non habités représente un tournant dans la doctrine militaire guinéenne.
Aucune précision n’a été donnée, pour l’heure, sur la nature des drones qui composeront cet escadron (types, portées, capacités d’armement ou de surveillance), ni sur les effectifs mobilisés. Toutefois, des sources militaires évoquent une formation spécialisée déjà entamée pour des opérateurs, en partenariat avec des pays alliés.
Centralisation du commandement
En plaçant cette unité directement sous la tutelle du chef d’état-major général, le président Doumbouya entend garantir une chaîne de commandement centralisée, et probablement une plus grande réactivité dans les prises de décision et les déploiements.
Ce développement s’ajoute à une série d’initiatives récentes visant à réorganiser les forces de défense et de sécurité depuis la prise du pouvoir par le CNRD en septembre 2021.
La mise en œuvre effective de l’Escadron de drones sera scrutée de près, tant au niveau national qu’international, dans un contexte où la transparence, le respect du droit humanitaire et la responsabilité militaire sont de plus en plus exigés des armées africaines.



