Fodé Oussou Fofana, vice-président de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG)
Fodé Oussou Fofana, vice-président de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG)

En marge de l’assemblée générale de l’UFDG du samedi 18 mai 2019, le vice-président, chargé des questions sociales et juridiques du parti, Fodé Oussou Fofana a tenu à répondre ses détracteurs voulant amplifier ses propos d’appel au djihadisme qu’il a déclaré le weekend sur passé.

Suite à cette annonce, Fodé Oussou Fofana est vu par ses adversaires comme quelqu’un qui est contre la paix. Se défendant face aux militants et sympathisant de l’Union des Forces Démocratique de Guinée, le président du groupe parlementaire des libéraux démocrates s’est interrogé à plusieurs reprises sur le maintien de la paix en introduisant sur le parti considéré comme un parti rebelle en Guinée.

« Qui va nous nous parler de paix quand la maison de Cellou Dalein a été attaquée deux fois par des badauds. Qui va nous parler de paix, quand on a voulu le tuer, quand on a cassé la maison de sa belle-mère…? Qui peut nous donner des leçons? 103 jeunes sont tués et enterrés au cimetière de Bambéto sans justice. Quel est le parti rebelle? C’est nous ou ce sont les autres ? », s’est-il interrogé.

Poursuivant, il a expliqué la cause de leur combat politique : « nous avons accepté et je vous demande de rester là parce que nous ne nous battons pas pour arriver au pouvoir et nous venger. Nous nous battons pour arriver au pouvoir et réconcilier les Guinéens, les sortir de la misère et de la précarité. C’est le seul combat qui compte pour nous. Donc, nous sommes très différents aux autres qui ont préféré de diviser pour régner », a martelé Fodé Oussou Fofana.

Plus loin, il a rappelé les tentions politique soulever par le parti au pouvoir lors des campagnes présidentielle de 2010, « entre les deux tours, on a parlé d’empoisonnement bidon, on a attaqué des guinéens en Haute Guinée, à Siguiri, à Kouroussa, en disant les peuls, vous n’avez pas le droit de rester ici. On les a chassés, des gens qui sont nés là. Qu’est-ce que Cellou a fait, il a appelé Mamou, Labé, Pita pour dire, tous les guinéens qui sont là-bas sont chez eux. On ne doit pas juger un individu pour la faute d’un autre. On ne doit pas attaquer les malinkés parce qu’un seul malinké a fauté. C’est ça la conception que nous avons de la politique », rappelle l’opposant.

Ibrahima Sory BARRY pour Aminata.com