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Crise éducative en Guinée : l’insuffisance de qualité d’enseignement dénoncé par un activiste

La crise éducative dont la Guinée fait face depuis l’ouverture des classes le 03 octobre dernier suite à la grève déclenchée par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), continue à faire couler des salives de certains acteurs. Lors d’un point de presse qu’il a animé à son bureau personnel à Nongo, le président du parlement des jeunes de Guinée a exprimé son indignation suite à l’insuffisance de la qualité d’enseignement dans le pays.

Abdourahamane Baldé a commencé par dire que le SLECG a demandé 8 millions, ce n’est pas ça la solution, des milliards vont être donnés l’éducation, mais il n’y aura pas de solution tant qu’il n’y aura pas de recrutement l’enseignant de qualité, lui mettre en classe avec un programme de formation adapté au besoin du marché.

« Nous avons visité certaines écoles du pays. Dans la plus part des universités de Kankan, à Faranah, à Nzérékoré, vous pouvez demander à des enseignants dans une salle remplie d’enseignants, ils n’ont pas d’ordinateur qui leur appartient parce qu’ils sont extrêmement pauvre. Vous donnez la parole à un enseignant, il a du mal à s’exprimer, ce n’est pas parce qu’il manque de volonté, même en Europe aujourd’hui, les gens ont du mal à s’orienter dans l’enseignement parce que c’est un métier qui n’est pratiquement pas valorisé parce que les gens ne sont pas dans des conditions minimales de vie. Mais en Guinée, le problème est grave », a-t-il déploré.

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Il a poursuivi son intervention en disant que : « si vous voyez aujourd’hui les hommes politiques manquent d’idée. Nous parlons ethnie, nous parlons de région, c’est parce que l’école a été ce qu’elle est.  Des gens qui disent être bien formés. Mais qui ont suivi des cours de Wikipédia pendant tout le cycle. Les enseignants ne sont même pas préparés à mener des recherches, Il n’y pas de fond pratiquement allouer. Au ministère de l’éducation nationale et l’alphabétisation, les gens se plaignent là-bas, même les inspecteurs se plaignent ».

« En 2017, il n’y avait pas d’ordinateur dans la salle des inspecteurs du ministère de l’éducation nationale et l’alphabétisation. Donc, nous nous pensons que la solution n’est ni d’accorder les 8 millions aux enseignants, ni de recruter des professeurs contractuels mais c’est d’organiser des Etats généraux de l’éducation, siéger, poser des vrais problèmes du système éducatif du pays  à l’éducation nationale pour aller vers une option de qualité et d’excellence pour que désormais nous puissions aboutir à des formation de qualité qui vont former à la fois des entrepreneurs, des hommes de métier mais également des employés qui œuvrent pour faire fonctionner des entreprises en Guinée parce que c’est de ni en politique, ni à la société civile, nous n’avons obtenu de solution. C’est de part et d’autres, on ne peut pas avoir des leaders politiques sérieux sans école de qualité », a renchéri M. Baldé.

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Décryptage fait par Ibrahima Sory BARRY pour Aminata.com

Tel : (+224) 656 77 52 34

 

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