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Virus Lassa en Guinée : les précisions de Dr Sakoba Keita

Trois ans après la fin de l’épidémie à virus Ebola qui a fait des ravages en République de Guinée, un nouveau cas d’un autre virus du nom de Lassa a été confirmé par des responsables sanitaires du pays.  Les régions suspectées pour le moment sont : celle de la moyenne Guinée, précisément à Mamou et en Haute Guinée à Kissidougou. Le coordinateur nationale de la lutte contre les épidémies en Guinée s’est prononcé ce lundi dans l’émission les ‘’grandes gueules’’ de la radio Espace FM sur l’apparition de cette nouvelle épidémie.

« Dès l’annonce de la confirmation du cas par notre laboratoire de fièvre hémorragique, le lendemain, le 2 février, nous avons convoqué une réunion extraordinaire  de crise pour décider des actions à prendre avec les partenaires (élevage et de l’environnement) et les départements, c’est ainsi comme vous l’aviez si bien dit, on a activé d’abord nos équipes préfectorales d’alertes et de ripostes de l’épidémie de Mamou et de Kissiodougou qui avaient déjà des équipements nécessaires pour pouvoir investiguer et isoler tous les cas. Donc, à cette date, on a un nouveau cas suspect qui a été détecté à Kissidougou dont les échantillons viennent d’arriver à Conakry. Pour le moment, on n’a pas les résultats définitifs de l’analyse et le cas qui avait été détecté à Mamou, le 28 janvier dernier est décédé le 29 c’est-à-dire le lendemain », a expliqué Dr Sakoba Keita.

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Pour savoir leur politique d’alerte précoce du côté de leur agence, le coordinateur national a laissé entendre que : « nous pouvons dire que depuis la fin de la maladie à virus Ebola, le gouvernement guinéen et ses partenaires ont continué à renforcer nos capacités et c’est ce qui a fait qu’on a mis en place des organes qui permettent la détection précoce et la riposte aussi précoce. Nous avons des organes dans des préfectures que beaucoup ne connaissent pas. Il s’agit des centres d’opérations d’urgences qui gèrent nos alertes, des équipes préfectorales d’alerte et de réponse aux épidémies qui se trouvent dans les préfectures et aussi des équipe régionales de réponse des épidémies au niveau de nos régions administratives, Donc, on a mis en place des systèmes de communication et à la base, il y a des agents de santé qui relèvent des informations et c’est ainsi que, dès que notre système a détecté le cas de Mamou, aussi tôt, on a été informé l’heure qui a suivi et on a mis en place un système d’acheminement des échantillons qui a permis de confirmer à moins de 48 heures. Donc, si tu compares par rapport à 2014, ce phénomène, vous savez on a envoyé des échantillons jusqu’à Lyon (France) et ça pris trois jours même pour la confirmation. Ebola a mis trois mois et demi avant qu’on ne sache qu’elle est dans notre territoire », s’est-il défendu.

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Se réfèrent à cette explication de Dr Sakoba, en faisant des comparaisons, on se rend compte que leurs capacités ont été très renforcées, il n’y avait pas d’agence nationale de détecter sanitaire, avec les moyens qu’ils disposent maintenant, avant, c’était la division de prévention qui le gérait avec des petits pauvres moyens qui n’avait qu’un seul véhicule. Pour les interventions rapides, il n’y avait pas effectivement de protection unitaire, maintenant, ils ont en terme de capacité humaine et des capacités logistiques, qui ont des intrants beaucoup plus ou moyen pour faire de l’alerte précoce.

Ibrahima Sory BARRY pour Aminata.com

Tel : (+224) 656 77 52 34

 

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