Tamba Abel Bourouno, le premier secrétaire général chargé de la jeunesse travailleuse du bureau exécutif national de l’USTG
Tamba Abel Bourouno, le premier secrétaire général chargé de la jeunesse travailleuse du bureau exécutif national de l’USTG

Depuis le 9 juin dernier, les grands mouvements syndicaux du monde sont à Genève (Suisse) pour la Conférence Internationale du Travail (CIT). Cette activité s’étendra jusqu’au 24 juin prochain. En Guinée inter-central syndical CNTG-USTG a été fortement représenté.

Le problème dans cette représentation a été constaté par notre rédaction du côté de l’USTG qui est divisée en actuellement depuis le dernier congrès de ce mouvement syndical en 2018. Entre Abdoulaye Sow de la FESABAG et Abdoulaye Camara, chacun des deux camps se réclame secrétaire général de cette grande structure syndicale du pays.

Pour la Conférence Internationale du Travail de cette année 2019, l’inter-central syndical CNTG-USTG a été officiellement invité par l’Organisation de l’Unité Syndicale Africaine (l’OUSA).

Du côté de l’USTG, la question reste à savoir qui a été officiellement invité entre l’équipe de Abdoulaye Sow surnommé par ses adversaires ‘’Les dissidents’’ et celle d’Abdoulaye Camara ?

Lors d’une rencontre pour éclaircir la lanterne, nous avons rencontré le premier secrétaire général chargé de la jeunesse travailleuse du bureau exécutif national de l’USTG. A cette occasion, M. Bourouno Tamba Abel nous a largement parlé la façon dont la délégation guinéenne a été représentée à ce grand rendez-vous des syndicalistes du monde surtout du côté syndical.

Selon lui, à nos jours d’aujourd’hui, l’inter-central syndical CNTG-USTG se trouve à Genève. Accompagner des membres du gouvernement parce que chaque année, il y a la Conférence Internationale du Travail qu’on appelle CIT qui regroupe les patronats, les syndicalistes, des membres de gouvernements et tous les partenaires.

« Notre pays a été largement représenté par le Ministre du travail, accompagné d’une forte délégation, les inspecteurs du travail, le patronat, M. KPC dirige la délégation de la CPEG, il y a d’autres patronats qui sont aussi représentés par exemple Kaba-Guiter et le mouvement syndical de la République de Guinée dont l’inter-central syndical CNTG qui sont représentés, il y a le général Mohamed Lamine Camara qui dirige l’équipe de l’USTG, il y a Makoura Koivogui qui est la quatrième secrétaire générale adjointe et membre de la FESABAG, il y a Marie Yvone Coumbassa, première secrétaire générale de la FESABAG et Kadiatou Bah, secrétaire général du SLECG, ils sont tous là-bas. Ce matin même, ils étaient dans la salle 18 en réunion avec la commission violences faites aux gens en milieux de travail », a-t-il indiqué.

Concernant la cacophonie qui existe entre les membres de l’USTG, il a souligné qu’au niveau du mouvement syndical, il le reconnait mais pour lui ce n’est pas une cacophonie. « Vous savez nous sommes dans un pays… Vous les médias, vous êtes des témoins oculaires de ce qui s’est passé en Guinée. Abdoulaye Sow a bavé dans toutes les radios ici qu’il s’est désaffilié de l’USTG, deux jours après, Aboubacar Soumah lui a suivi.

Nous on a organisé le congrès, Luis Bemba, secrétaire général sortant a validé tout, il a publié des communications là-dessus. Pendant qu’on partait au congrès à Mamou, ils sont venus qu’il faut une réconciliation, nous les avons dit qu’on ne refuse pas, nous sommes d’accord pour la réconciliation parce qu’on ne peut pas mettre un enfant au monde et lui jeter au dehors. On va au congrès, après ils viennent, ils organisent de la mamaya au niveau du Palais Peuple pour dire que c’est un congrès. Si j’entends les gens dire qu’Aboubacar Soumah est le secrétaire général du SLECG ou secrétaire général adjoint de l’USTG, je m’inscris en faux et archi-faux. Il n’y a pas un procès-verbal qui confirme Soumah comme secrétaire général adjoint de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée ni du SLECG. Donc, ils sont partis faire du tourisme à Genève. Ils sont rentrés là-bas par la petite porte, pas de façon officielle comme nos éléments », s’est attaqué M. Bourouno.

Pour lui, Genève à cette grande conférence, pour ceux qui ne savent pas, il faut éclaircir la lanterne de la population. « Le gens partent à Genève pas pour le tourisme, pour assister à ce grand événement de façon légale, c’est des commissions, si tu n’es pas dans une commission, tu ne peux pas même pas avoir accès. Tu peux avoir le badge parce que quand tu as une accréditation, tu peux avoir accès à la grande salle mais si tu n’es pas dans une commission, tu ne rentreras pas », a-t-il précisé.

Ibrahima Sory BARRY pour Aminata.com

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