TPI Dixinn : des vénézuéliens poursuivent un guinéen pour escroquerie d’or en bande

Me Pépé Koulémou, avocat à la cour
Me Pépé Koulémou, avocat à la cour

Des vénézuéliens qui évoluent dans l’exploitation d’or poursuivent depuis quelques mois un guinéen du nom d’El Hadj Aboubacar Diallo dans une affaire de lingot d’or. L’accusé a fait sa première comparution mercredi 12 juin 2019 au Tribunal de Première Instance de Dixinn.

Lors de l’intervention d’El hadj Aboubacar Diallo à la barre, il a reconnu avoir reçu une somme d’1 million 800 mille dollars USA dans les mains de ces clients étranger. Cette somme était une première partie de leur convention pour la livraison de 530 kilogrammes d’or qui devrait être payé un total 16 millions 960 mille dollars USA.

Selon contrat de la société de l’accusé SOCAMI et les vénézuéliens, les 16 millions 960 mille dollars USA devrait être totalement payé avant la livraison de marchandise les 530 kilogrammes d’or.

Mais comme, ses partenaires n’ont pu payer qu’1 million 800 mille dollars USA, alors M. Diallo s’est retenu de donner même une petite partie de la marchandise malgré avoir reçu cet argent, car selon lui les vénézuéliens n’ont pas respecté le contrat.

Après des heures d’échanges à la barre entre l’accusé, le président de la séance et les avocats des deux parties, l’audience a été renvoyée pour le 19 juin prochain.

Avant que le juge ne se prononce sur sa dernière décision pour cette première journée, quatre avocats d’El hadj Aboubacar Diallo contre l’avocat des étrangers se sont largement contredits sur la proposition de mise en liberté du vieux âgé d’une cinquantaine d’année.

Finalement, après la justification du procureur et de la partie civile contre cette proposition des avocats de la défense, le juge a annoncé le rejet par le tribunal de la proposition de mise en liberté de l’accusé.

Au sortir de l’audience, l’avocat des vénézuéliens s’est prêté aux questions des journalistes. Selon Me Pépé Koulémou, cette demande de la défense de mise en liberté provisoire de leur client prouve qu’ils n’ont pas bien lu leur dossier et ils ne le maîtrisent pas.

« Quand ils ont dit ça, je leurs ai invité de lire leur dossier parce que j’ai compris qu’ils n’ont pas bien lu leur dossier qui est à leur disposition. Leur client n’est pas là parce qu’il est cité directement par devant le tribunal. Les affaires sont différentes, qu’ils lisent bien le dossier qui est à leur disposition avant de faire ces genres de proposition, c’est très important, c’est raison pour laquelle, je leurs ai invité de le lire encore plus », a proposé l’avocat des plaignants.

Dans cette affaire de ‘’bande’’, certains membre de la banque centrale sont cités, espèrerons de les voir comparaitre à la prochaine audition de ce procès le 19 juin prochain.

Ibrahima Sory BARRY pour Aminata.com