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Tati Tati: de l’ombre des Tely au plus grand stade du pays

L’histoire pourrait bien illustrer un roman où un film. L’histoire que se partagent deux garçons, Saliou Kouyaté issu d’une famille de maîtres de la parole traditionnelle et Tati Tati l’ancien disciple du foyer coranique de Coleah dans Kankalabé.

Deux jeunes que le destin à réuni pile au moment où chacun des deux en avait besoin.

Saliou se remettait du deuil d’un de ses soldats, Saliou Diallo aka Koby et de la rupture d’avec un autre et Jah Free luttait contre ses propres démons et les vices que lui a collés la rue quand le premier à flairé le coup via une vidéo où le jeune talent parodiant une chanson locale en insultant, premier réflexe de « l’Empereur », présenter des excuses et annoncer qu’il prenait l’artiste sous son aile.

Chacun des deux a apporté sa thérapie à l’autre et dans la douleur et la morsure de la galère Ko fi gnandego 1 est sorti un soir d’avril 2019au stade de Labé avec un record d’affluence et coup de maître pour un essai.

Depuis, le studio artisanal et expérimental de départ où l’album du jeune homme est cuisiné est mis au goût de la pointe actuelle et les collaborations s’enchaînent en même temps que les sorties, Tati fascine et charme les foules, il sème la joie et le délire et lors de la la première foire régionale de Labé, il bat le record d’affluence.

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Pour la dédicace de ce second geste musical, Saliou Kouyaté à suivi son habituelle bonne étoile et a misé sur le plus grand stade du pays, chose qui laissait planer un doute car jamais un artiste venu de la Guinée profonde n’avait osé surtout que l’espace est devenu une sorte de baromètre pour jauger la côte de popularité des artistes et pourtant, cet autre pari, il l’a gagné ce 5 novembre 2022 soutenu par les amis de la culture et ceux qui ont vu la chenille éclore.

Ko fi gnandego 2 n’a pas trahi les espoirs, loin de là et comme l’artisan d’un travail de qualité ne doit pas dormir sur ses lauriers et donc les yeux et les lampions sont tous braqués sur Labé, berceau de Saliou, et ville adoptive de Tati Tati pour le stade Elhadj Saifoulaye Diallo, le lieu même où le rêve est devenu réalité.

Tkillah Tounkara

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