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Prétendu financement du Hezbollah en Guinée: vers des poursuites judiciaires contre Ali Saadi et Ibrahim Taher

Ils sont tous deux, hommes d’affaires Libanais et résidant en Guinée. Dans un communiqué rendu public ce lundi 07 février 2022 devant des hommes de médias, Alphonse Charles Wright, procureur général près la cour d’appel de Conakry, a fait qu’il a été porté à sa connaissance à travers le communiqué de l’ambassade des États-Unis en République de Guinée, la déclaration du porte-parole du département d’État en date du 4 mars 2022, les faits présumés de financement du terrorisme reprochés à ces deux hommes d’affaires, Ibrahim Taher et Ali Saadi.

Hezbollah est une organisation considérée comme terroriste par les États-Unis d’Amérique. Selon le procureur général, partant de ce communiqué qu’il ressort que les mis en cause ont été désignés par le Bureau du Contrôle des avoirs étrangers du département du Trésor des États-Unis, comme des présumés financiers.

En rappel selon Charles Wrigth, la République de Guinée est signataire depuis le 16 novembre 2001, de la Convention internationale pour la répression du financement du terrorisme du 9 décembre 1999 qui a pour but, le renforcement de la coopération internationale entre les États s’agissant de la mise au point et de l’adoption des mesures efficaces, de prévention de financement du terrorisme ainsi que des mesures de répression impliquant des poursuites judiciaires des présumés auteurs.

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Elle a ainsi ratifié ladite convention le 14 juillet 2003 et l’a mis en œuvre à travers la loi organique du 17 Août 2021 portant lutte contre le blanchement de capitaux et le financement du terrorisme.

« De ce qui précède le fondement des dispositions de l’article 42 du code de procédure pénal, le Procureur Général de la Cour d’Appel de Conakry, instruit le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kaloum, d’engager ou de faire engager des poursuites judiciaires sans délai, par voie d’information judiciaire, contre les nommés Ibrahim Taher et Ali Saadi tous des hommes d’affaires d’origine libanaise résidant en République de Guinée, ainsi que toutes autres personnes susceptibles d’être dénoncées dans la présente procédure pour des présomptions graves de blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Faits prévus et punis par les articles 8 et 112 de la loi ordinaire L/2021/024/AN du 17 Août 2021, portant lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, 449 à 509 du code pénal. Requiert la saisie des biens, des avoirs et toutes autres mesures conservatoires à l’encontre des personnes physiques et morales contre lesquelles l’information judiciaire sera ouverte par voie de réquisition conformément à l’article 10 de la loi ordinaire.

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Requiert en outre, au besoin, par voie d’information judiciaire aux autorités compétentes la levée de toute humilité et tout privilège dont pourraient se prévaloir les personnes poursuivies, dans l’intérêt de la loi, jusqu’à la fin de la procédure. Le Procureur général attache du prix à l’exécution des présentes instructions », a indiqué le procureur Alphonse Charles Wright.

Prince KOUNDOUNO

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