Politique

Pour la réussite de cette transition, il faut que chacun œuvre dans le sens du compromis

Je voudrais d’abord saluer cet effort déployé par la CEDEAO, à l’instar de son communiqué final validant les 24 mois et les dix points du chronogramme de la transition. Le peuple de Guinée et tous les acteurs de la vie socio-politique devraient s’en réjouir.

La qualité du travail et l’indépendance qui a guidé ce communiqué final de la 62ème session ordinaire de la CEDEAO doit nous servir de point d’intersection autour duquel gravite les intérêts supérieurs de la nation. Pour la réussite de cette transition, il faut que chacun œuvre dans le sens du compromis.

Mais si chacun doit exiger le respect impératif de sa volonté pour que les lignes bougent, je crois qu’on risque de traîner le pas pour n’accouche que d’un résultat hideux.

Toujours dans le sens d’un rapprochement des positions en vue de la tenue d’un dialogue inclusif, les chefs d’Etat et de gouvernement ont exprimé leur soutien au dialogue et se disent disposés à en faciliter la tenue dans leur pays respectif, si nécessaire. Je trouve que cette volonté est un élément déterminant qui vient résoudre la crainte liée à la sécurité et la liberté de certains leaders politiques qui flippent déjà à l’idée de la tenue d’un dialogue sur le sol guinéen.

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La durée de la transition étant approuvée, les dix points et une possibilité de délocalisation du dialogue étant retenue. Je trouve qu’il serait évident que tous les acteurs de la vie sociopolitique œuvrent dans le sens à faciliter le processus de la transition et le respect de sa durée par les autorités.

Je voudrais également témoigner toute ma gratitude eu égard de la qualité des rapports et la pertinence des recommandations faites par les facilitatrices et le médiateur en charge d’assurer l’arbitrage du dialogue.

J’exhorte par la même occasion de tous les acteurs, le respect du contenu de ses recommandations afin de permettre à la Guinée un retour à l’ordre constitutionnel dans un bref délai.

L’apologie des erreurs ou responsabilité de nos siens ne devrait pas être un frein au processus de de fondation de notre État d’ores et déjà déclenchée par le CNRD.

Ensemble œuvrons pour la prospérité de la nation guinéenne.

Ansoumane FOFANA

Président du PRR

Vice-président de l’APAV

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