« On ne peut pas bien enseigner quand on a faim », affirme un enseignant gréviste
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Tous les quatre interpellés,  le 18 novembre 2017, conduits à la gendarmerie du marché Niger puis libérés, les grévistes du Syndicat Libre des Enseignants  et Chercheurs de Guinée(SLECG) ont été  convoqués  ce mercredi 22 novembre 2017,  au tribunal de Kaloum par le parquet de cette institution.

« Notre convocation au tribunal de Kaloum aujourd’hui,  je crois qu’il n’y a pas de souci parce que nous  sommes suivis par l’un des célèbres et éminents avocats  de la république de Guinée à l’occurrence de Maitre Salif Beavogui. Donc nous sommes  partis effectivement répondre à l’invitation de monsieur le procureur de la république  et lorsque nous sommes parti,  il  a remercié notre présence du fait que nous avons respecté le rendez-vous », explique l’un des syndicalistes Amara Mansa Doumbouya après la sortie au tribunal de Kaloum

Dans cette même lancée, Amara Mansa Doumbouya,  a fait savoir  que   combat  qu’ils mènent avec ses camarades est basé sur trois principes : « La défense des intérêts des enseignants, la promotion de la fonction enseignant et la défense des valeurs démocratiques. Nous sommes des enseignants nous ne sommes pas n’importe qui et si vous voyez que les enseignants ont suivi cette grève. C’est parce que ça ne va pas au sein de cette corporation. Nous souffrons. C’est cette souffrance que nous voulons combattre. Il faudrait qu’au moins qu’on se retrouve avec un certain minimal vital pour que nos familles soient à lèse regarder aujourd’hui la sous-région la Côte d’Ivoire il n’y a que du  café et du  cacao pour bien payer ses enseignants, le Sénégal qui a découvert son indépendance depuis 1960 est en avance sur nous. Jusqu’à présent nous-nous réclamons d’affamés. On ne peut pas bien enseigner dans une classe lorsqu’on a faim », déplore-t-il.

Ensuite,  il  a renchérit, «  La première paix d’abord  pour un enseignant,  c’est d’être satisfait en matière de traitement. On ne peut nous demander dans la quiétude, la stabilité de revenir dans les classes pour donner des cours aux enfants lorsque le traitement est maigre, misérable. Donc, le point deux (2) des accords signés, il s’agit du maintien de la valeur monétaire du point d’indice mille trente qui doit être payé en intégralité à la fin de ce mois de novembre 2017. Et nous insistons, nous persistons et nous signons. Il faudrait  que nous ayons ça. C’est un acquis  déjà qui a  été donné par un régime militaire. Un régime civile ne peut pas venir nous retirer cela surtout un professeur. C’est ce qui fait notre cri de cœur et nous sommes prêts à toutes les négociations ».

Parlant du mot d’ordre de grève le syndicaliste du SLECG  déclare,  « La grève  reste maintenue  et nous demandons à l’ensemble des enseignants de Kassa jusqu’à Yomou d’observer le mot d’ordre de grève. Parce que ça y va dans notre intérêt. On ne se bat pas dans un cadre politique, c’est dans le cadre purement syndical. C’est pourquoi nous demandons aux parents d’élèves de garder leurs enfants à la maison ».

Plus loin, ce jeune syndicaliste  Amara Mansa Doumbouya, n’a pas fait de cadeau à l’endroit du ministre de l’enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation, «  Le ministre de l’éducation Ibrahima Kalil Konaté,  c’est un spécialiste des congés.  Il n’a qu’à donner les congés aux enfants jusqu’à une semaine. Ça y va dans la sécurité des enfants. Il n’a qu’à le faire, il ne doit pas se fier dans son mentaux d’orgueil pour dire que voulant donner des congés aux enfants,  c’est une manière de nous affaiblir. Non ça va dans la sécurité des enfants  jusqu’à ce que les négociations aboutissent à un lendemain meilleur pour les enseignants de la Guinée ».

Il à noter que  cette grève paralyse le secteur de l’enseignement pré-universitaire et affecte les écoles privées.

Zézé Enéma Guilavogui pour aminata.com

Téléphone : +224 622 34 45 42

Zezeguilavogui661@gmail.com

 

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