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N’zérékoré: « quiconque s’atellera à occuper ces voiries urbaines nous verra sur son chemin », menace le préfet de N’zérékoré

Dans la campagne du déguerpissement des emprises des routes dans la région forestière, une action d’ailleurs qui a été cautionnée par le président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya, ils sont nombreux les commerçants qui occupent à nouveau ces mêmes emprises déjà déguerpies par les autorités. C’est le cas des différentes routes qui traversent les marchés et autres coins de la commune urbaine de N’zérékoré. Avertis à plusieurs reprises, le préfet de N’zérékoré fait sa sortie médiatique pour donner un ultimatum,

« Les emprises des routes ont été dégagés dans la seule intention de permettre une fluidité de mais aussi faire éviter aux commerçants qui courent le risque en occupant les voiries urbaines. L’état n’est contre personne au contraire, il protège sa population » a fait savoir colonel Alseny Camara préfet de N’zérékoré.

Pour lui,
« Quiconque s’atellera à occuper ces voiries urbaines nous verra sur son chemin. La loi est très claire. En cas d’accident de circulation, on dira que l’état est flexible jusqu’à permettre à nouveau aux commerçants étalagistes l’occupation des emprises dégagés. Ce n’est pas seulement au bord de la route qu’on doit faire le marché. Il y a de la place dans le marché et je me suis vu avec le maire de Samoé pour le marché de Boma mais, certains font toujours la sourde oreille. Celui qui sera pris va servir de leçon aux autres » menace t’il.

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Quant aux commerçants,
« Nous avons plus de tables au bord de la route, venons juste passer la journée ici et après on quitte. Si on essaie de rentrer, nos amis commerçants ne vont pas nous permettre. Ils diront, que ce n’est notre place et on risquerait de leur masquer en toute sincérité » s’est Mariame Keita.

Même son de cloche chez Thérèse Mamy, qui dit être mal placée de quitter le grand marché de N’zérékoré pour celui de Boma.

« Je suis logée jusqu’à kôgnapoulou, imaginer que je quitte chaque matin pour aller vendre au marché de Boma. Si j’étais non mariée, je déménagerais mais, le paradoxe est je suis mariée avec mes enfants, je peux les quitter pour aller m’installer à Boma dans la seule intention de vendre. Qu’ils nous aident juste »

À  retenir que si l’état ne passe pas à la construction d’un marché moderne pouvant regrouper ce monde, ce déguerpissement des emprises sera t’il respecté par les commerçants ?

Stéphane François TATO depuis N’zérékoré pour Aminata.com

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