Les acteurs de l’opposition guinéenne prévoient reprendre les manifestations de rue au mois d’août prochain. Pour ce fait, Dr Sekou Koureissy Condé, président de la Convention de Acteurs Non Etatique de Guinée (CANEG) et Directeur exécutif d’African Crisis Group s’est prononcé vendredi 07 juillet 2017 sur cette décision lors d’un entretien avec quelques journalistes.
Les dirigeants de l’opposition guinéenne ont fait cette annonce à l’occasion d’une plénière interne jeudi 06 juillet. Dr Koureissy, a tenu à rappeler que les différents conflits qui sévissent en Afrique constituent un véritable problème. Il y’a une crise de confiance entre l’Etat et les citoyens. La Guinée par rapport à tout ça, est aujourd’hui considérée comme pays à risque sur plusieurs plans, notamment par rapport au déroulement des manifestations.
Il a poursuivi dans son intervention qu’à part les pays qui sont en guerre, la Guinée est le pays qui a statistiquement le plus élevé de victimes de manifestation, en termes de mort d’hommes, de blessées, de dégât matériel et surtout en termes d’incompréhension et d’incertitude sur les suites de ces différentes activités. « Il est important que les acteurs politiques se rendent compte de la menace que cela constitue. Autant la manifestation est autorisée constitutionnellement, autant la violence est condamnée », a-t-il indiqué en ajoutant que naturellement en situation de crise, les gens prennent l’habitude de se rejeter les responsabilités de la violence.
Mais c’est l’Etat qui est tuteur, c’est lui qui est protecteur et régulateur. « Il faudrait qu’à plusieurs niveaux que l’Etat, les services publics prennent toutes leurs responsabilités en termes de processus d’autorisation. Que cela soit transparent, objectif, direct, simplifié. Ainsi, les conditions et modalités liées à la manifestation et à son déroulement sont connues de tout le monde et qui doivent faire l’objet de respect strict de la part des organisateurs des manifestations. Enfin, il faut souhaiter que les manifestations ne dégénèrent pas ».
Par rapport aux manifestations, Dr Koureissy recommande des négociations préalables sur le parcours, sur les indications à suivre. Les organisateurs des manifestations et les forces de l’ordre doivent travailler en commun accord. Il faudrait que les interventions des forces de l’ordre soient plutôt dissuasive que répressive.
En conclusion, il a souhaité vivement que l’on renonce à ces manifestations et qu’on ne soit pas obligé à aller à ces manifestations. « Nous souhaitons le dialogue permanent. Cela veut dire que tout ce qui a été arrêté, convenu, recommandé soit appliqué, soit exécuté et sans délai », propose t-il.
Ibrahima Sory Barry pour Aminata.com
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