Une patiente atteinte de cancer
Une patiente atteinte de cancer

Nombreux sont de nos jours des personnes qui sont confrontées au problème de Cancer à travers le monde. Cette maladie devient du jour en jour, un phénomène inquiétant pour la santé publique. Elle est considérée comme la deuxième cause de décès dans le monde avec un bilan de 8,8 millions de morts en 2015, selon le rapport de l’Organisation Mondiale de Santé (OMS).

Pour contrer ce triste bilan, des initiatives ont été prises dans une dynamique de solidarité et de mise en synergie des expertises et la mutualisation des ressources. A Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, un grand séminaire a eu lieu du 1er au 2 août pour faire la promotion de sensibilisation à la lutte contre le cancer et les programmes de plaidoyers dans les Etats membres du groupe Afrique de l’Organisation de coopération Islamique (OCI).

Cette initiative est de la première dame du pays des hommes intègres, Mme Sika Kaboré, en collaboration notamment avec le bureau régional du Fonds des Nations Unies pour la Population, UNFPA.

L’ouverture de la rencontre le 1er août, a été marquée par une journée spéciale qui a regroupé les experts des pays africains membres de l’OCI, en attendant l’ouverture officielle, jeudi 2 août, du séminaire des Premières Dames.

L’un des objectifs de la rencontre est d’identifier les voies et moyens par lesquels les Premières Dames peuvent renforcer leur rôle de leadership pour lutter efficacement contre le cancer.

Selon le triste constat relevé par l’OMS: « Près d’un décès sur 6 dans le monde est dû au cancer. Environ 70% des décès par cancer surviennent dans les pays à faible revenu ou intermédiaire. Cette situation est, tout particulièrement, critique en Afrique où environ 80% de ses 1,2 milliard de personnes n’ont aucun accès à la radiothérapie, ni aux services cancérologiques ». D’où l’engagement des Premières Dames contre les cancers de sein, du col de l’utérus, entre autres.

Dans son discours de bienvenue, le ministre burkinabè de la Santé, Nicolas Meda a aussi cité des statistiques de l’OMS. Il a indiqué qu’en 2004 dans la région Afrique, les MNT (Maladies non transmissibles) étaient responsables de 25% des décès. Ce taux est passé à 40% en 2008. Selon l’Organisation, le nombre de nouveaux cas de cancer est en pleine croissance, passant de 12,7 millions en 2008 à 14,1 millions en 2012. La mortalité et la morbidité doubleront d’ici 2030, à cause du cancer en Afrique, si des programmes adéquats de lutte ne sont pas mis en place.

C’est pourquoi le ministre s’est félicité de la forte présence des experts, avant d’espérer que le partage des connaissances et d’expériences des différents pays aboutisse à des conclusions qui sauront orienter les décideurs, pour renforcer la lutte contre le cancer et initier des actions communes à mettre en œuvre en Afrique.

Mabingué Ngom félicite le Burkina Faso

En marge du séminaire, Mabingué Ngom, le directeur régional Afrique de l’Ouest et du Centre de l’UNFPA a rencontré le Président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso, Alassane Bala Sakandé. Au sortir de leur huis-clos, Ngom a souligné l’importance qu’accorde le Burkina dans la lutte contre le cancer.

Il a félicité le pays des hommes intègres pour les efforts consentis dans la capture du Dividende démographique. Il a particulièrement salué l’initiative de Mme Sika Kaboré, pour son engagement dans le cadre du plaidoyer et de la promotion des programmes de lutte contre le cancer au Burkina.

En atteste le séminaire de haut des Premières Dames des pays membres de l’OCI, des partenaires techniques et financiers dont l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), la Banque islamique de développement (BID) et d’experts venus à travers le monde.

Rappelons que l’initiative de Mme Kaboré fait suite à la session spéciale sur le leadership des Premières Dames dans le domaine de contrôle du cancer tenue à Istanbul en Turquie en avril 2016, en marge du 13ème  sommet de l’OCI. Lors de ce rendez-vous, l’OCI, l’AIEA et la BID ont organisé ladite session en partenariat avec le gouvernement turc. Des engagements avaient été pris dans ce qu’il a été appelé « Déclaration d’Istanbul ». Leur mise en œuvre commence avec ce séminaire de Ouagadougou.

Mamadou Siré Diallo, envoyé spécial

 

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