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La recrudescence de l’insécurité est devenue un facteur préoccupant à Conakry et à l’intérieur du pays. La montée du banditisme ne fait que s’accroître à chaque jour qui passe. Les attaques à main armée se multiplient. Le constat est très amer, et personne n’est épargné. Cette situation ne laisse pas la population indifférente, elle dénonce ce phénomène et interpelle l’Etat.

“Les attaques à main armée ont atteint un niveau que personne n’est à l’abri, que ce soit à la maison ou dans la circulation. Tout récemment c’est le recteur de l’université de Sonfonia qui été victime”, dénonce un commerçant interrogé par notre reporter au marché d’Enco5 dans la commune de Ratoma.

Pour ce citoyen, c’est la démission de l’Etat face à la sécurité des personnes et de leurs biens qui est à la basse de ce problème.

“C’est vraiment déplorable de vivre avec la peur d’être attaqué partout où on se trouve. Si ces bandits viennent braquer vos boutiques, vous n’aurez que vos yeux pour pleurer. Parce qu’ils ne seront pas arrêtés encore moins jugés. A chaque fois que je ferme mon magasin j’ai la peur au ventre. L’Etat doit équiper les forces de sécurité pour réduire le banditisme, et surtout faire en sorte que ce qui sont arrêtés soient jugés et condamnés à la hauteur de leur forfaiture. Et s’assurer qu’ils purgent leurs peines avant d’être libérés”, souhaite de son côté Mamadou Hady.

Aux dires de ce citoyen, il est fréquent des malfrats arrêtés et emprisonnés soient libérés quelques jours plus tard.

“Nous travaillons jusque tard la nuit, alors que ces hors la loi effectuent leurs opérations le plus souvent à partir de 00h. Donc, nous sommes exposés à eux tous les jours, et ils peuvent nous attaqués à tous les coûts. Si l’Etat ne revoit pas cette situation, plusieurs familles seront endeuillées par ce phénomène, affirme un conducteur de taxi.

Lamarana Diallo pour Aminata.com
+224 623 27 55 45

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