Le savant politique guinéen souffre du syndrome d’Hubris [Par Habib Marouane Camara]

Sidya Touré, président de l'Union des forces républicaines (UFR)
Sidya Touré, président de l'Union des forces républicaines (UFR)

Des symptômes tels que : le narcissisme, l’arrogance, la mégalomanie… sont quelques éléments qui permettent de confirmer qu’une personne est atteinte du syndrome d’Hubris, c’est-à-dire la folie du pouvoir. Dominer par une pensée perverse avec une teneur de nuisance indescriptible, le leader de l’UFR est atteint désormais du trouble de la personnalité du pervers narcissique.

Entre idéaux bafoués et réalités mouvantes, l’homme rappelle ce que la grande histoire doit à la versatilité des hommes. Même les couleurs d’un caméléon sont pour la survie, non la beauté.

« Chaque élection a ses défections et ses ralliements, chaque rupture historique suscite le chassé croisé des révisions et des reniements. L’enjeu pour l’avenir n’est donc pas de faire disparaître les girouettes, mais au contraire de les rendre visibles […] car une girouette invisible n’est plus une girouette. Et un État sans girouettes n’est plus une démocratie », écrit le célèbre historien français Bruno Fuligni dans son célèbre ouvrage ‘’L’art de retourner sa veste’’.

« Il n’y a pas de vertu que la calomnie ne sache atteindre », Shakespeare
Il est rare qu’un individu, dans l’histoire, garde les mêmes options politiques, demeure dans la même famille politique. Pour survivre, franchir les obstacles, résister au flux de l’histoire, il faut parfois se montrer habile. C’est ce qu’ont fait beaucoup de personnages (dont le Haut Représentant du chef de l’État guinéen).

Mais « l’Histoire est plus maligne que tous les politiciens de la terre. Malgré leur habileté, elle se joue de ces transfuges et autres indécis aux convictions variables. Autant d’ambitieux que la mémoire oublie et de félons devenus historiques », écrit l’historien Bruno Fuligni qui raconte dans son ouvrage l’inconstance des choix de certains hommes célèbres, leur retournement de veste par ambition, vénalité, goût du pouvoir…

Et comme aimait à le dire, feu Jean Mari Doré : « Sidya Touré est un homme dangereux qui a de l’électricité en lui et qui peut nous électrocuter à tout moment ».
C’est un personnage controversé, difficile à cerner et politiquement invivable. Le connait tout de la classe politique du pays au destin Présidentiel incertain devient de plus en plus invisible et l’ombre de lui-même.  Triste fin pour Sidya Touré, le savant politique annoncé n’est qu’un piètre amateur !

Par Habib Marouane Camara, Journaliste et Analyste Politique.