Toronto, Canada, le mercredi 21 juin 2017 -La Confédération Internationale des Sages-femmes (International Conferedation of Midwives – ICM), Toyin Saraki, et le docteur et ancien président tanzanien Jakaya Mrisho Kikwete ont réuni des professionnels de la santé lorsd’un forum de haut niveau afin d’aborder le problème du statut des sages-femmes dans le monde.

Les sages-femmes sont des professionnelles de santé formées et compétentes, et elles peuvent assurer 87 % des soins essentiels au cours d’une grossesse et après la naissance, même en ne disposant que de peu de ressources. On estime que grâce à elles, 56 % des morts pourraient être évités parmi les mères, les bébés à naître et les nouveau-nés, soit un million de vies chaque année.
Cependant, une réforme urgente des politiques mondiales ainsi que la reconnaissance de la profession par les gouvernements et donneurs sont nécessaires afin d’atteindre ce but.

Le forum a réuni un large éventail de représentants gouvernementaux, de dirigeants d’organisations et de défenseurs mondiaux, et a été organisé par la International Confederation of Midwives (Confédération internationale des sages-femmes) dans le cadre de leur 31e Congrès triennal, un événement qui a lieu cette semaine à Toronto.  Le forum a été organisé par Mme Toyin Saraki, ambassadrice de bonne volonté pour l’International Condeferation of Midwives (ICM), également directrice de la branche africaine de la Wellbeing Foundation.

Le premier dirigeant africain à répondre à l’appel du forum fut M. Jaya Kikwete, ancien président de la Tanzanie et défenseur de la santé mondiale. Il a déclaré au cours de l’événement : « Les statistiques dont nous disposons sont effroyables, nous attristent et sont une surprise. Effroyables parce que le nombre de victimes parmi les mères et les enfants est énorme. Ces chiffres nous attristent parce qu’aucune mère ne devrait mourir pour avoir donné la vie à un autre être humain. Une grossesse et une naissance devraient être des moments à célébrer, et non pas des moments de douleur. »

Mme Toyin Saraki, ambassadrice de bonne volonté pour la ICM et fondatrice de la branche africaine de la Wellbeing Foundation a déclaré : « Nous voyons tous les jours l’impact que des sages-femmes formées et compétentes peuvent avoir. Mais à l’échelle mondiale, il nous manque 350 000 sages-femmes, et l’écart entre les personnes qui ont accès aux soins vitaux des sages-femmes et les autres est immense. Il faut immédiatement changer cela, en augmentant les fonds, en améliorant l’éducation et les normes, en encadrant les pratiques des sages-femmes, où qu’elles soient. »

Sally Pairman, PDG de la ICM, a terminé son intervention en précisant : « Notre organisation représente plus de 500 000 sages-femmes dans 113 pays, qui se réveillent tous les matins pour sauver des vies, avec détermination et passion malgré le manque de soutien et de reconnaissance qu’elles reçoivent. Pour leur bien, et pour le bien de millions de personnes dans le monde entier, il est temps de changer cela. »

Au cours de cette réunion de haut niveau, plusieurs représentants gouvernementaux, experts, organisations de sages-femmes et organisations de santé mondiale se sont exprimés, notamment le Fonds des Nations unies pour la population, Johnson & Johnson, la Fondation Bill & Melinda Gates, Global Affairs et bien d’autres.

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Note aux éditeurs

A propos de la ICM

La International Confederation of Midwives (ICM, ou Confédération internationale des sages-femmes) est une organisation non-gouvernementale accréditée, qui a été fondée en 1919 et représente les associations de sages-femmes du monde entier afin d’atteindre des objectifs communs en matière de soins des mères et des nouveau-nés. On compte aujourd’hui 131 associations membres de la ICM dans 113 pays.

Site internet de la ICM : www.internationalmidwives.org

Site officiel du congrès : www.midwives2017.org

Twitter: @world_midwives

Facebook: International Confederation of Midwives

 

A propos du 31e Congrès triennal

Le congrès triennal de la ICM est l’événement le plus important pour les sages-femmes à travers le monde. Il rassemble au total 131 associations de sages-femmes, venant de 113 pays différents. Malgré une baisse constante de la mortalité infantile et maternelle, des millions de personnes sont toujours en danger et le besoin de mobiliser l’attention et d’apporter du soutien aux des sages-femmes en est d’autant plus vital.

Le congrès est un forum crucial pour les sages-femmes, et a pour but de favoriser le progrès dans le soin des femmes enceintes, des mères, des nouveau-nés et de leurs familles, tout en assurant que le statut à part entière de la profession de sage-femme.

Le congrès se termine le jeudi 22 juin.

Biographies

Docteur Jakaya Mrisho Kikwete est l’ancien président de la République de Tanzanie (2005-2015). Il était précédemment ministre des affaires étrangères, ministre des finances ainsi que ministre de l’énergie et ressources naturelles entre 1994 et 2005. Pendant et après sa présidence, il a continuéà jouer un rôle important dans la défense des objectifs mondiaux pour la santé et particulièrement la santé des femmes et nouveau-nés.

Son Excellence Toyin Ojora-Saraki a créé la fondation Wellbeing Afrique en 2004 pour combattre le fléau de la mortalité maternelle et infantile dans son pays d’origine, le Nigéria, et dans toute l’Afrique. Défenseuse de longue date des droits des sages-femmes et des agents de santé en première ligne de la protection contre la mortalité infantile et maternelle, Toyin a lancé 2011 au Nigéria l’initiative « Chaque Femme, Chaque enfant » du Secrétariat General de l’ONU, et a été nommée en 2014 première ambassadrice de la Confédération Internationale des sages-femmes.

Docteur Sally Pairman est PDG de la ICM et a plus de 33 ans d’expérience dans le management, la gestion de projets, le développement de stratégies, la mise en œuvre de projets, la formation et protection de sages-femmes, le développement de formations, l’accréditation et l’évaluation. Elle a également des compétences en défense et diplomatie pour les sages-femmes, à la fois pour l’autonomie de la profession, l’égalité des salaires, le financement et auprès des structures de régulation de la profession. Elle était récemment professeur en obstétrique, et directrice de l’école polytechnique Otago de Nouvelle-Zélande.

 

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